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L'April a pour objectifs de promouvoir et défendre le logiciel libre et ses acteurs.
Mis à jour : il y a 45 min 52 sec

Conférence « Logiciel libre : militantisme ou choix de raison » mercredi 14 mai 2014 à Aix-en-Provence

8 Mai, 2014 - 07:31
Début: 14 Mai 2014 - 14:00Fin: 14 Mai 2014 - 17:00

L'association ARSENIC PACA vous invite pour une conférence intitulée « Logiciel libre : militantisme ou choix de raison » animée par Jean-Christophe Becquet, vice-président de l'April, mercredi 14 mai 2014 à 14h à l'IUT d'Aix-en-Provence.

Après un troisième cycle universitaire en informatique et sciences sociales, Jean-Christophe Becquet fait ses premiers pas dans un Espace Public Numérique en 1999. Convaincu que seul le logiciel libre offre une informatique accessible à tous et respectueuse des utilisateurs, il rejoint l'April. « Parce que l'informatique occupe une place très importante dans tous les actes de notre vie quotidienne : santé, droit, éducation, consommation... la prise de conscience des risques liés au logiciel privateur est devenue un enjeu citoyen » . Depuis 2004, il accompagne des projets de migration, faisant la preuve sur le terrain que le logiciel libre répond aux besoins les plus variés. « Faire le choix du logiciel libre, c'est défendre une approche éthique sans concession sur l'expérience utilisateur ni sur la qualité technique. » résume le conférencier.

ARSENIC PACA est l'association Régionale de Soutien aux Espaces Numériques de l'Information et de la Communication.

L'IUT d'Aix-en-Provence a été à l'initiative de la création d'un FabLab qui travaille maintenant étroitement avec les ERIC d'Aix et Marseille. Le Laboratoire d'Aix-périmentation et de Bidouille a pour objectif de favoriser l’émergence d’un espace collaboratif et communautaire d’échange technologique à Aix-en-Provence.

Contactez vos candidats aux élections européennes pour leur demander de signer le Pacte du Logiciel Libre

6 Mai, 2014 - 15:43

Les élections européennes sont dans moins de trois semaines. Pour le moment, 41 candidats ont signé le Pacte du Logiciel Libre. Utilisez la plate-forme pour contactez vos candidats et leur demander de signer le Pacte du Logiciel Libre !

La plate-forme de contact est là pour vous aider à contacter les candidats. Sur la plate-forme, vous trouverez les informations sur qui a signé le pacte, mais aussi sur comment s'inscrire comme volontaire, relayer les actions de contact, trouver ou ajouter les informations de contact des candidats, ...

C'est maintenant le moment de contacter les candidats ! Alors que les élections sont dans moins de trois semaines, la plupart des candidats sont désormais connus. Contactez-les par courriel, téléphone, courrier, ou en personne, pour leur demander s'ils ont l'intention de signer le Pacte.

Vous pouvez ensuite développer en expliquant pourquoi le Logiciel Libre est important pour vous et pourquoi vous croyez que le législateur doit le défendre. Brevets logiciels, interopérabilités, droits de l'homme, respect de la vie privée, ... sont quelques exemples d'arguments importants, qui doivent être entendus par les futurs eurodéputés.

Vous pouvez également utiler les documents de 2009 (en anglais) Free Software - what is at stake et Free Software - The threats pour d'autres idées sur comment expliquer les grandes problématiques à vos candidats.

Et, bien sûr, vous pouvez signer la déclaration d'utilisation de logiciels libres pour signaler votre soutien au Logiciel Libre et pour dire aux politiques que vous considérez essentiel qu'ils le protègent et promeuvent.

Revue de presse de l'April pour la semaine 18 de l'année 2014

5 Mai, 2014 - 13:31

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 18

[Contrepoints] CSA, neutralité et gouvernance du Net

Par h16, le dimanche 4 mai 2014. Extrait:
> Dans cette interview (que je fournis à la fin de cet article), Bayart qui se décrit lui-même comme un militant pour les libertés fondamentales dans la société de l’information, par la neutralité du net et le logiciel libre, est interrogé sur quelques domaines numériques connexes, et en profite pour passer en revue différents aspects de l’évolution de la société numérique, dans le monde en général et en France plus particulièrement.
Lien vers l'article original: http://www.contrepoints.org/2014/05/04/164997-csa-neutralite-et-gouvernance-du-net

Et aussi:
[Mediapart] La neutralité du net, ou les enjeux cachés de l’élection européenne…

[Libération.fr] Contre les discriminations, ne tirez pas sur Internet

Par Rokhaya Diallo et Félix Tréguer, le samedi 3 mai 2014. Extrait:
> Dans plusieurs textes en cours de discussion au Parlement, et notamment le projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, le gouvernement compte œuvrer au renforcement de la répression sur Internet.
Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/societe/2014/04/27/contre-les-discriminations-ne-tirez-pas-sur-internet_1005778

[Numerama] FreeBSD a sa faille Heartbleed. Et beaucoup de systèmes utilisent FreeBSD

Par Guillaume Champeau, le jeudi 1 mai 2014. Extrait:
> FreeBSD a découvert qu'une faille dans sa gestion de flux TCP permettait, de façon "extrêmement difficile", d'obtenir à distance une copie d'informations stockées en mémoire dans le noyau. Mac OS X fait partie des systèmes qui utilisent le code réseau de FreeBSD.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/29253-freebsd-a-sa-faille-heartbleed-et-beaucoup-de-systemes-utilisent-freebsd.html

Et aussi:
[Sud Ouest] La faille de sécurité d'Internet Explorer est corrigée, y compris pour Windows XP
[Le Monde Informatique] Nouvelle faille OpenSSL? Un canular selon les experts
[01net.] Mozilla promet 10 000 dollars pour protéger Firefox d'un futur Heartbleed

[We Demain] Wikispeed, la première voiture open-source

Par Benjamin Tincq, le mercredi 30 avril 2014. Extrait:
> Une équipe de bénévoles, un budget des plus modestes et, en à peine trois mois, une voiture à haute efficience énergétique. C'est le phénomène Wikispeed crée par l'Américain Joe Justice.
Lien vers l'article original: http://www.wedemain.fr/Wikispeed-la-premiere-voiture-open-source_a509.html

Et aussi:
[usine-digitale.fr] L'homme de demain sera connecté, imprimé en 3D et open source

[clubic.com] Tails, le système qui voulait vous rendre vraiment anonyme

Par Alexandre Laurent, le mercredi 30 avril 2014. Extrait:
> Basé sur Debian, le système d'exploitation Tails réunit tous les outils nécessaires à ceux qui souhaitent pouvoir surfer de façon vraiment anonyme sur Internet. C'est lui qu'a utilisé Edward Snowden pour communiquer au reste du monde ses révélations relatives à la surveillance généralisée mise en place par la NSA.
Lien vers l'article original: http://www.clubic.com/antivirus-securite-informatique/virus-hacker-piratage/anonyme-internet/actualite-699478-tails-systeme-voulait-surfer-facon-anonyme.html

[clubic.com] Smartphone: Bruxelles veut en finir avec les disputes de brevets

Par Guillaume Belfiore, le mardi 29 avril 2014. Extrait:
> Face aux nombreuses actions en justice menées par les plus gros acteurs sur le secteur de la téléphonie, la Commission Européenne a décidé de limiter l'ampleur des prochains dépôts de plaintes.
Lien vers l'article original: http://www.clubic.com/smartphone/actualite-699346-smartphone-bruxelles-finir-disputes-brevets.html

[LeDevoir.com] Les ministères échouent à un test de FACIL

Par Fabien Deglise, le mardi 29 avril 2014. Extrait:
> La preuve par l’expérimentation. Au terme d’une demande massive d’accès à l’information détenue par une vingtaine de ministères, l’Association pour l’appropriation de l’informatique libre (FACIL) est catégorique: «l’État québécois» est loin d’être «ouvert» et, du coup, «il reste encore beaucoup de verrous à faire sauter pour libérer l’information publique», résume le groupe qui vient toute juste de diffuser, de manière ouverte, les fruits de son enquête.
Lien vers l'article original: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/406801/acc

[Numerama] Open Data: c'est officiel, il faut dire "Données Ouvertes"

Par Guillaume Champeau, le samedi 3 mai 2014. Extrait:
> La Commission générale de terminologie et de néologie impose désormais aux administrations de ne plus utiliser le terme "Open Data", mais "Données Ouvertes". Elle en profite pour en donner une définition.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/29270-open-data-c-est-officiel-il-faut-dire-donnees-ouvertes.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Lettre d'information publique de l'April du 1er mai 2014

1 Mai, 2014 - 13:42

Bonjour,

Avril avait commencé par une bonne nouvelle, le Parlement européen a en effet voté un réglement qui inclut des garde-fous pour assurer la neutralité du net. Bien sûr, il faudra rester mobilisés pour la suite de la procédure législative.

En outre, comme vous le savez, le Parlement européen va être renouvelé fin mai. Notre campagne du Free Software Pact pour les élections européennes est importante pour sensibiliser les futurs députés européens qui auront à traiter des dossiers importants. D'ici le 25 mai nous vous invitons à participer à campagne du Pacte du Logiciel Libre (Free Software Pact). Il y a différentes manières de contribuer, notamment en signant la déclaration d'utilisation de logiciels libres.

Avec d'autres organisations, nous avons participé à une mobilisation pour informer sur les dangers potentiels d'un nouveau traité transatlantique (TAFTA, l'accord commercial trans-atlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement).

Une faille de sécurité importante a été découverte dans le logiciel qui protège une grande partie de nos communications électroniques, OpenSSL. Nous avons publié une analyse qui rappelle la chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre.

Sur le dossier du contrat Open Bar avec Microsoft, le ministère de la Défense nous oppose le secret défense et le ministre Jean-Yves Le Drian apporte une réponse peu convaincante.

Dans son combat contre les DRM, l'April soutient la Journée internationale contre les DRM de la Fondation du Logiciel Libre prévue le 6 mai 2014. L'occasion de sensibiliser sur les dangers de ces menottes numériques.

Au niveau français, au moins une soixantaine d'événements ont été organisés dans le cadre de l'initiative Libre en Fête. Un grand merci à tous les organisateurs d'événements.

Luc Fievet et Lionel Allorge poursuivent l'expérience de présenter nos actualités en vidéo. Vous pouvez consulter une courte vidéo (8 minutes) sur les actualités de l'association.

La lettre d'informations est l'occasion de découvrir les vidéos de la table-ronde d'InterTICE 2014 sur le libre dans l'éducation, un appel à traduction et amélioration d'un nouvel sur Wikipédia concernant les migrations vers GNU/Linux, et d'acheter le nouveau mug de l'April.

Aurélia, notre assistante, quittera prochainement son poste, après trois années passées au sein de l'April. Un recrutement est donc mené dans les semaines à venir pour assurer son remplacement (la fiche de poste est en ligne).

Pour finir, nous serons présents à de nombreux événements prochainement, n'hésitez pas à consulter la liste.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, n'hésitez pas à faire un don ou à adhérer à l'association.

Signez la déclaration d'utilisation de logiciels libres !

Dans le cadre de notre initiative du Free Software Pact (pour les élections européennes 2014), Les utilisateurs de logiciels libres, particuliers et organisations, sont invités à signer la déclaration d'utilisation demandant à ce que les droits des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres soient pris en compte par le législateur, et que les pouvoirs publics encouragent l'utilisation, la production, et la diffusion de logiciels libres.

Contrat Open Bar avec Microsoft : une défense peu convaincante de Jean-Yves le Drian

Le 22 avril 2014 Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a répondu à deux des questions écrites sur le contrat Open Bar Microsoft/Défense. Les arguments développés par le ministère de la Défense sont ainsi proches de ceux déjà entendus : il s'agit de « standardisation, de rationalisation et de mutualisation des moyens ». Les enjeux soulevés par les questions, et notamment liés à la problématique de sécurité suite aux révélations de Snowden sur l'espionnage américain, sont ainsi essentiellement ignorés par la réponse du ministère.

toc_collapse=0; Sommaire 
  1. Signez la déclaration d'utilisation de logiciels libres !
  2. Contrat Open Bar avec Microsoft : une défense peu convaincante de Jean-Yves le Drian
  3. Dossiers, campagnes et projets
    1. Campagne du Pacte du Logiciel Libre pour les élections européennes
    2. Secret Défense pour le contrat Open Bar avec Microsoft
    3. « Open Bar » Microsoft/Défense : question écrite de la députée Marie-Françoise Bechtel
    4. Le Parlement européen vote en faveur de la neutralité du net
    5. HeartBleed : une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre !
    6. Journée internationale contre les DRM - 6 mai 2014
    7. Mobilisation contre TAFTA jeudi 10 avril 2014
    8. Vidéos de la table-ronde InterTICE 2014 : « le libre dans l'éducation »
    9. Appel à traduction et amélioration d'un nouvel article sur Wikipédia : liste des migrations vers GNU/Linux
    10. Achetez le nouveau mug April
    11. Actualités de l'April en vidéo
    12. Libre en Fête 2014 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps
  4. Médias
    1. Revue de presse
  5. Conférences, événements
    1. Événements à venir
    2. Événements passés
  6. Vie associative
    1. Offre d'emploi poste d'assistant(e) de direction
    2. Revue hebdomadaire
    3. Adhésions
  7. Soutenir l'association
  8. Rejoindre l'association à titre individuel
  9. Rejoindre l'association en tant que personne morale
  10. Archives
Dossiers, campagnes et projets Campagne du Pacte du Logiciel Libre pour les élections européennes

Entre le 22 et le 25 mai 2014 auront lieu les élections européennes. Dans ce cadre, l'April a relancé le Free Software Pact, une campagne qui vise à contacter les candidats à l'élection pour les sensibiliser au logiciel libre et à ses enjeux. Basée sur l'initiative Candidats.fr, cette campagne se déroule en collaboration avec des activistes de toute l'Europe. Elle invite les citoyens à sensibiliser les candidats en leur proposant de signer le pacte du logiciel libre. La plateforme de contact des candidats est désormais en ligne, n'hésitez pas à vous inscrire comme volontaire pour les contacter.

Vous pouvez également signer la déclaration d'utilisation de logiciels libres, afin de signaler que vous souhaiter que le législateur le prenne en compte. Cela prend moins de 2 minutes, et toutes les signatures sont importantes.

Vous pouvez enfin relayer la campagne, par exemple grâce aux bannières qui sont désormais disponibles.

N'hésitez pas à rejoindre la campagne !

Secret Défense pour le contrat Open Bar avec Microsoft

L'April a reçu début avril 2014 la réponse du ministère de la Défense à sa demande de documents administratifs de février 2014. Des trois documents demandés, l'un a été fourni caviardé1, le deuxième n'existerait pas et le troisième non transmis au nom du secret défense. L'April regrette l'opacité, une fois de plus, sur cette affaire.

« Open Bar » Microsoft/Défense : question écrite de la députée Marie-Françoise Bechtel

Le 8 avril 2014, la députée Marie-Françoise Bechtel a posé une question écrite au ministre de la Défense sur le contrat passé par le ministère avec Microsoft. Dans cette question, elle l'interroge notamment sur les dangers pour la sécurité nationale du choix exclusif de Microsoft. L'April suit avec attention ce dossier.

Le Parlement européen vote en faveur de la neutralité du net

Le jeudi 3 avril 2014, le Parlement européen a adopté le règlement relatif au Marché unique des télécommunications. Grâce à l'adoption d'amendements, ce règlement inclut des garde-fous pour assurer la neutralité du net et la protection d'internet dans l'Union européenne. Un grand merci à toutes les personnes qui se sont mobilisées.

HeartBleed : une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre !

Une faille de sécurité importante, HeartBleed, a été découverte lundi dernier dans le logiciel qui protège une grande partie de nos communications électroniques, OpenSSL. Parce que ce logiciel en question est un logiciel libre, la gestion de cette faille majeure a pu être efficace dans sa correction et dans son déploiement. Pour en savoir plus, lire l'analyse de l'April à l'adresse suivante.

Journée internationale contre les DRM - 6 mai 2014

Dans son combat contre les DRM, l'April soutient la Journée internationale contre les DRM de la Fondation du Logiciel Libre prévue le 6 mai 2014. Retrouvez en ligne une bannière à mettre sur votre site, des versions françaises des images proposées par la FSF, nos cahiers sur le sujet.

Il est possible qu'un roman photo soit également réalisé.

Mobilisation contre TAFTA jeudi 10 avril 2014

Le jeudi 10 avril 2014 a eu lieu un sommet sur « le futur du commerce transatlantique » dans les salons de l'hôtel Shangri-La à Paris. Cette conférence, qui réunissait des responsables européens et lobbies industriels était la nouvelle étape des discussions sur l'élaboration d'un nouveau traité transatlantique (TAFTA, l'accord commercial trans-atlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement). L'April a participé à une manifestation pour informer sur les dangers potentiels de TAFTA.

Vidéos de la table-ronde InterTICE 2014 : « le libre dans l'éducation »

À l’occasion du salon Intertice 2014 organisé par Canopé Versailles, l’Enuma Logiciels Libres a organisé une table ronde intitulée : « Comment appliquer la circulaire de Jean-Marc Ayrault sur le logiciel libre, en EPLE », à laquelle a notamment participé Rémi Boulle (enseignant et vice-président de l’April chargé des questions d’éducation). La vidéo est en ligne.

Appel à traduction et amélioration d'un nouvel article sur Wikipédia : liste des migrations vers GNU/Linux

Wikipédia en anglais dispose d'une page recensant les migrations vers le libre et GNU/Linux dans les administrations, collectivités et grands groupes sur le plan mondial. Le groupe de travail éducation de l'April a initié sa traduction en français, n'hésitez pas à contribuer.

Achetez le nouveau mug April

Le nouveau Mug humoristique de l'April est à l'image de sa dernière campagne d'adhésion. Nous avons choisi un mug de qualité avec un décor sur porcelaine, inaltérable et inrayable! Mug à utiliser librement et fréquemment, n'hésitez pas à l'emmener partout avec vous. Voire à l'offrir à vos amis, votre famille, vos collègues... Un bon moyen pour commencer une discussion sur le logiciel libre. Acheter un mug, c'est promouvoir le Logiciel Libre, soutenir l'April et avoir assurément la classe.

Actualités de l'April en vidéo

Dans une courte vidéo (8 minutes), Luc Fievet et Lionel Allorge présentent les actualités de l'April.

Libre en Fête 2014 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps

Pour la quatorzième année consécutive, l'initiative Libre en Fête avait été relancée par l'April, en partenariat avec la Délégation aux usages de l'Internet, le réseau Cyber-base de la Caisse des dépôts et l'Agenda du Libre. Entre le vendredi 7 mars et le dimanche 13 avril 2014 inclus, dans une dynamique conviviale et festive, des événements ont eu lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les logiciels libres. Plus d'une soixantaine d'événements ont été recensés mais cela ne représente qu'une partie des événements organisés. En effet, tous les organisateurs n'ont pas forcément ajouté leur événement sur l'Agenda du Libre.

Médias Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est aussi consultable en podcast sur http://audio.april.org, et diffusé chaque semaine sur Divergence numérique.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements Événements à venir Événements passés Vie associative Offre d'emploi poste d'assistant(e) de direction

L'April recherche un(e) assistant(e) de direction pour prendre la suite d'Aurélia Gilardi, actuelle assistante de direction qui quittera prochainement son poste, après trois années passées au sein de l'April. Le profil de poste est en ligne.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus et consulter en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 4 avril 2014, la synthèse de la revue du 11 avril 2014, la synthèse de la revue du 18 avril 2014, la synthèse de la revue du 25 avril 2014.

Adhésions Adhésions de personnes physiques

Au 1er mai 2014, l'association compte 4 015 adhérents (3 636 personnes physiques, 379 personnes morales).

Adhésions de personnes morales

Nous avons le plaisir d'accueillir les associations suivantes :

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

Pour recevoir automatiquement par courriel cette lettre, inscrivez-vous à la liste de diffusion : http://www.april.org/wws/info/april-actu.

Les archives de la lettre sont disponibles en ligne à l'adresse suivante : http://www.april.org/wws/arc/april-actu.

Apéro de travail le 23 mai 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris) et à distance

1 Mai, 2014 - 12:52
Début: 23 Mai 2014 - 19:00Fin: 23 Mai 2014 - 20:00 Un apéro de travail ?

Un apéro de travail consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur les actions de l'April, les dossiers en cours ou encore de travailler concrètement sur des projets. L'apéro de travail a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Il est cependant possible d'y participer à distance en se connectant sur le salon irc de l'April (sur le salon #april du réseau irc.freenode.net, accès possible par webchat). Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus.

Quand et quoi

Le prochain apéro de travail aura lieu le 23 mai 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

Réunion du groupe de travail Transcriptions

30 Avril, 2014 - 18:31

Le membres du groupe transcriptions ont suivi une thérapie... Ils ne devaient pas se voir pendant quatre mois, afin de leur permettre de se reposer et de se remettre du travail intense et fourni qu'ils avaient produit en 2013.

Ils ont tous essayé de suivre cette prescription (sauf Marie-Odile, jeune retraitée qui a continué à transcrire plus d'un texte par semaine... irrécupérable:-))

Mais c'est manifestement un échec... Leur manque étant insurmontable, les médecins se sont résignés à les laisser reprendre leur passion et c'est pourquoi, mardi 29 avril de 20h à 22h (voire minuit pour certains) tous ont repris ce qu'ils font de mieux : Apriliser !

La joie des retrouvailles a sans doute contribué à l'exploit extraordinaire fourni. Battant tous les records déjà enregistrés auparavant, l'animatrice a pu publier, suite à cette folle soirée, plus de 2h de vidéos transcrites :

  • Vous pouvez retrouver Véronique, notre nouvelle adhérente, prof de philo, qui a donné une conférence « Vers un espace numérique libre ? ».
  • Ainsi qu'Anne Nicolas (encore une femme conférencière, ça nous change) qui nous parle de sa distrib préférée, vous ne devinerez jamais laquelle... « Mageia »
  • Certains ont voulu s'attaquer à du lourd... un truc nouveau, indispensable, qui intéresserait tout le monde ! A donc été transcrite puis publiée une conférence particulière, un duel amical entre Richard Stallman et Jean-Pierre Berlan
  • Et pour finir, une vidéo à troll, l'Interview de Patrice Bertrand sur Freemium.

Mais ce n'est pas tout... Dans l'euphorie, de nombreuses transcriptions ont également été relues « avec le son » et seront sans doute publiées dans les semaines à venir :

  • Si vous avez quelque chose à cacher conférence de Numendil
  • Autre Vidéo transcrite L'homo-numericus peut-il se déconnecter, émission « L'invité des matins » de Radio France Culture avec Bernard Stiegler
  • Comment les grands acteurs du web s'improvisent magiciens et jouent avec nos données, Conf. Frank Rousseau - RMLL Bruxelles - Juillet 2013
  • Et les actualités de l'April du 23 février 2014.

Force est de constater qu'il vaut mieux les laisser s'amuser que les contraindre à l'inaction.

15eme édition des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre

30 Avril, 2014 - 11:31
Début: 5 Juillet 2014 - 09:00Fin: 11 Juillet 2014 - 18:30 15ème Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Bruxelles

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) sont un cycle non commercial de conférences, tables rondes et ateliers pratiques autour du Logiciel Libre et de ses usages. L’objectif est de fournir un lieu d’échange entre utilisateurs, développeurs et acteurs du Logiciel Libre.

L’accès aux RMLL est gratuit et ouvert à toutes et à tous.

Les RMLL sont organisées cette année à Montpellier du 5 au 11 juillet 2014.

L'association April y sera présente avec un stand et des conférences.

Vous pouvez nous aider à animer ce stand en vous inscrivant sur le wiki : http://wiki.april.org/w/RMLL_2014

Thèmes

Parmi les thèmes de cette année (liste non exhaustive) :

  • Accessibilité
  • Administration système
  • Cultures et Arts libres
  • Développement logiciel
  • Données ouvertes
  • Entreprises et logiciel libre
  • Internet
  • Jeux vidéo
  • Le Libre dans la société
  • Matériels libres
  • Média, radio, télévision, graphisme professionnel
  • Santé
  • Sciences et formation
  • Sécurité
  • Système d'exploitation
  • Systèmes embarqués

avec pour fil rouge "La liberté au quotidien"

Site web

Site des RMLL : http://2014.rmll.info/

Ubuntu Party de Paris

30 Avril, 2014 - 10:59
Début: 24 Mai 2014 - 10:00Fin: 25 Mai 2014 - 19:00

A l'occasion de la sortie de la nouvelle version de la distribution Ubuntu 14.04, une Ubuntu-Party aura lieu les 24 et 25 Mai prochains, au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l'Industrie à Paris.

L'April s'associe à l’événement et proposera un certain nombre d'animations :
Conférences, cours d'initiation et ateliers.

Nous vous invitons à venir nous rencontrer et à participer à l'animation du stand, pour faire de cet événement un moment fort de nos actions de sensibilisation.

Merci d'inscrire votre présence et vos disponibilités sur le wiki :
http://wiki.april.org/w/Ubuntu_Party_Paris_Mai_2014

samedi 24 Mai 2014 : 11h00-18h00
dimanche 25 Mai 2014 : 11h00-18h00

Cité des science et de l’industrie
30 Avenue Corentin Cariou
75019 Paris
Carrefour numérique (Niveau -1)

Métro : Ligne 7, station Porte de la Villette

Bus : 75, 139, 150, 152, PC1 et PC2

Journée internationale contre les DRM - édition 2014

30 Avril, 2014 - 10:54

Dans son combat contre les DRM, l'April soutient la Journée internationale contre les DRM le 6 mai 2014.

« Si les gens savaient qu’il y a un DRM, ce que c’est et comment ça fonctionne, nous aurions déjà échoué »
(“If consumers even know there’s a DRM, what it is, and how it works, we’ve already failed”)
Disney, dans The Economist, septembre 2005

Cette journée est l'occasion de rappeler à quel point ces menottes numériques sont dangereuses pour les utilisateurs comme pour les développeurs de logiciels libres, et empêchent des usages légitimes sur les contenus numériques.

Le 6 mai 2014, la Fondation pour le Logiciel Libre1 organise la Journée internationale contre les DRM, une journée d'information sur les dangers des DRM, des systèmes de gestion de contrôle d'usage des fichiers numériques. Ces DRM sont présents sur de nombreux fichiers comme une partie de la musique en ligne, certains livres numériques mais aussi sur les supports physiques comme les DVD et les BlueRays pour la vidéo. Ils encodent le contenu de manière à le rendre illisible pour qui n'a pas la clé numérique pour le décoder. Les DRM ont pour principal objectif d'établir un contrôle de l’usage dans le cercle privé, jusqu’ici impossible à mettre en œuvre.

Images à partager

La FSF propose des images à partager dont voici les versions en francais :

Ces images sont diffusées sour les termes de la licence CC BY 4.0 Defective By Design. Les polices sont Junction et Catenary Stamp.

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Notre synthèse « DRM - dispositifs de contrôle d'usage »

Nous vous encourageons également à transmettre notre synthèse sur le sujet « DRM - dispositifs de contrôle d'usage » (disponible en ligne, au format PDF, au format OpenDocument et au format LaTeX) ainsi que le Cahiers Candidats.fr : DRM et élection présidentielle 2012.

Bannière

Dans le but d'informer du danger que présentent ces systèmes pour les utilisateurs et les développeurs de logiciels libres, l'April soutient la Journée internationale contre les DRM et encourage chacun à mettre sur son site une bannière.

Voici un exemple de code pour intégrer la bannière sur vos sites avec un lien vers notre page sur les DRM :

<a href="http://www.april.org/journee-internationale-contre-les-drm-edition-2014" title="Lien vers la page de l'April sur la journée internationale contre les DRM"><img src="http://www.april.org/files/dayagainstdrm-2014/Banniere_drm1-2014.png" alt="Bannière journée internationale contre les DRM"/></a>

Voici un exemple de code pour intégrer la bannière sur vos sites avec un lien vers notre page sur les DRM :

<a href="http://www.april.org/journee-internationale-contre-les-drm-edition-2014" title="Lien vers la page de de l'April sur la journée internationale contre les DRM"><img src="http://www.april.org/files/dayagainstdrm-2014/Banniere_drm2-2014.png" alt="Bannière journée internationale contre les DRM"/></a> Autocollant

L'April propose également un autocollant, distribué gracieusement sur nos stands 2.

Logos anti DRM

L'April a également adapté en français deux logos anti DRM :

Les DRM tuent la musique

Ce logo est une version française du fichier DRM_is_killing_music.svg. Il est placé dans le domaine public. Fichier haute résolution au format PNG : Les_DRM_tuent_la_musique.png. Fichier source au format SVG : Les_DRM_tuent_la_musique.svg

Les auteurs contre les DRM

Ce logo est une version française du fichier AAD%20semicircle.svg. Il est diffusé sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0. Fichier haute résolution au format PNG : AAD_semicircle.fr.large.png. Fichier source au format SVG : AAD_semicircle.fr.svg

Conférence de Véronique Bonnet : «Vers un espace numérique libre ? Une lecture philosophique»

29 Avril, 2014 - 22:46


  • Titre : Vers un espace numérique libre ? Une lecture philosophique
  • Intervenants : Véronique Bonnet
  • Lieu : Médiathèque Jean Jeukens - Bar-Le-Duc - Sud Meuse
  • Date : avril 2014
  • Durée : 1h 26 min
  • Lien vers le média
  • Licence : CC-BY-SA
Transcription

Je commence par remercier beaucoup la médiathèque Jean-Jeukens et la Communauté de Communes pour son invitation. Et donc aujourd'hui je vais évoquer une approche philosophique et je vais intituler ma conférence « Vers un espace numérique libre ». Alors le « vers » peut paraître un peu déconcertant puisque quand on voit à quel point on peut accéder rapidement à des ressources collaboratives, aussi bien culturelles, aussi bien pratiques, de tous ordres, aussi bien esthétiques, des tableaux, des textes qui sont dans le domaine public, on peut se demander si l'espace numérique libre n'est pas déjà réalisé. S'il ne va pas déjà de soi, et si donc l'humanité que nous constituons, par cette présence du numérique de plus en plus importante dans nos vies, aussi bien privées, aussi bien publiques, n'est pas le signe que les idées des Lumières sont en train de se réaliser. Puisque cette humanité, cette totalité, créative et imaginative, se trouve rassemblée autour d’elle-même et va peut-être pouvoir, en liberté, constituer, ce qu'on pourrait appeler avec Kant, la société des sujets, la communauté des sujets. C’est-à-dire la communauté d’êtres autonomes tissant ensemble une manière d'exister.

Simplement, pourquoi donc une lecture philosophique ? Il me semble, et l'outil philosophique est pratiqué par moi depuis un certain temps, il me semble que la philosophie a surtout pour enjeu de discerner des faux-semblants, de mettre en évidence des paradoxes, de repérer, assez justement, quelles sont les ambiguïtés qui peuvent se trouver dans certaines situations. Alors justement je prends ce titre "Vers un espace numérique libre". « Vers », est-ce qu'on y est poussé ? Est-ce qu'il y a un contexte tel, aussi bien social, aussi bien économique, qui fait qu'on ne peut pas ne pas aller vers une certaine direction qui du coup est imposée, qui du coup est hétéronome? Est-ce qu'il faut prendre « vers » au sens d'un choix ? Est-ce que cette société, est-ce que cet espace numérique libre, on va déterminer quel il sera, quelles seront ses caractéristiques ? Avec quelles clauses faire intervenir l'informatique au-dedans pour préserver certaines dimensions humaines ? Donc ça, c'est la deuxième possibilité, « vers » au sens d'un choix. Troisième possibilité, et il me semble que je vais surtout aujourd'hui étayer cette dernière, est-ce que ce « vers » n'est pas une direction qu'on s’imagine choisir, en étant en réalité contraint, qui serait d'autant plus préjudiciable qu'elle apparaîtrait comme anodine, comme allant de soi, avec une apparence d'ouverture, une apparence d'accueil. Alors que peut-être elle serait fermée, sans même qu'on ne puisse en avoir l'idée.

Ce titre est un double hommage « Vers un espace numérique libre ». D'une part, un hommage à un philosophe des Lumières qui s'appelle Emmanuel Kant qui, à la fin du 18ème, écrit un texte qui s'appelle « Vers la paix perpétuelle ». Où, avec l'outil philosophique, il essaye de montrer comment certains accords, comment certaines décisions d’arrêter les hostilités sont faites de faux-semblants ; il y a des clauses secrètes qui doivent surtout être ignorées des peuples. Peuples, qui, s'il les connaissaient, pourraient éventuellement se révolter. Donc déjà un hommage à ce texte très fondamental de Kant « Vers la paix perpétuelle ». Hommage aussi, et là je tente une première analogie, avec un certain Richard Stallman, dont je parlerai surtout dans le troisième moment de ma conférence qui a, en septembre dernier, au moment des festivités autour des trente ans de son projet GNU, qui a donc proposé une conférence qui s'appelait « Vers une société numérique libre » à laquelle j'ai assisté. C’était la première fois que je l'entendais parler, hors de toutes les conférences que j'avais entendues en ligne. Et, lui aussi, il a dénoncé des faux-semblants. Faux-semblants d'une technologie qui était apparemment docile, apparemment à notre service, ne proposant que des solutions et peut-être jamais des problèmes, mais une technologie dont les portes dérobées, dont les menottes numériques, dont le recueil de méta-données, donnent en réalité, de cet espace numérique, non pas du tout une image d'autonomie innocente mais peut-être de quelque chose, comme une violence symbolique, dont j'aurai l'occasion de parler.

Que veut dire faire cette analogie ? Ça ne veut sûrement pas dire que les ambiguïtés auxquelles les philosophes des Lumières se sont mesurés sont de même ordre, pas du tout, que les faux-semblants auxquels quelqu'un comme Richard Stallman, d'autres, se sont confrontés. Mais peut-être que les dispositifs qui peuvent être opaques, qui peuvent être obscurs aussi bien au 18ème comme en notre temps sont, peut-être, à repérer, pour qu'un droit à l'éducation permettant des formes réfléchies, des formes autonomes comme s'affirmer, se mouvoir en liberté, avoir l'audace de faire usage de son propre entendement. Ca c'est la devise des Lumières selon Kant. Prendre en main non seulement son informatique mais ce à quoi l'informatique touche, c'est-à-dire prendre aussi en main sa vie, sont donc des combats à propos desquels je rapprocherais très volontiers les philosophes des Lumières et certains combats qui sont contemporains. Donc comment discerner, comment définir un espace numérique tel qu'il se présente factuellement à nos yeux pour examiner de quoi il est fait et comment y entrer, éventuellement avec des précautions.

Mon propos se donnera pour s'asseoir trois axes.

Premier axe, je parlerai de l'émancipation telle qu'elle est définie par les philosophes des Lumières et telle qu'elle requiert un certain espace, politique et culturel, que les philosophes des Lumières ont appelé patrimoine, que Hannah Arendt, prolongeant la lecture des Lumières, a appelé « le Commun » et il se trouve qu'actuellement la notion de communs, de biens communs est très attestée dans la question de l'espace numérique libre.

Deuxième axe, j’essaierai d'établir que l'espace numérique qui s'édifie est à la fois troublant et troublé. Troublant, au sens où il peut désorienter. Troublé, au sens où se jouent en lui des oppositions extrêmement fortes, extrêmement cruciales ; par exemple on parle maintenant de l'informatique après Snowden, on a parlé de l'avant Snowden, on va parler de l'après Snowden, puisque ce lanceur d'alerte a fait basculer la perspective.

Et enfin dernier axe, je montrerai comment les propositions, dont on doit bien voir qu'elles sont à la fois éthiques et pratiques, du mouvement du Free Software, essaient de déterminer une forme, disons, d'émancipation avec des outils juridiques, avec des outils qui sont informatiques. J'évoquerai la figure de Richard Stallman et ensuite je me permettrai de suggérer quelques repères.

Je vais essayer, dans la mesure du possible, de me référer à des textes fondamentaux de ce siècle des Lumières qui s’appelle ainsi puisque, certains intellectuels, vraiment de tous horizons, se sont levés pour essayer de se demander à quelle possibilité un peuple pouvait se doter d'un espace politique. Pouvait se doter, entre eux, d'un mode de rapport qui permette de s'éclairer, qui permette donc de s'éduquer et de faire intervenir une autonomie. Alors, le premier de ces philosophes que j'évoquerai est donc le texte qui est celui de « L'esprit des lois » de Montesquieu. Dans cet Esprit des lois, en quoi l'émancipation est-elle rencontrée ? Parce que, pour Montesquieu, il y a division des pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire, et une garantie qui est celle d'éviter la partialité, l'arbitraire, le caprice. Donc on a ici, tôt dans le 18ème siècle, des propositions qui essaient de concevoir, par la séparation, alors c'est une notion qu'on rencontrera beaucoup dans ce propos d'aujourd'hui, comment par la séparation faire tenir ensemble des pouvoirs qui, pour autant, ne tombent pas les uns sur les autres, mais étant séparés, évitent d’être à la fois juge et partie.

Un autre texte fondamental, lui, qui est le texte, donc, de Rousseau qui s'appelle « Du contrat social ou les principes du droit politique ». Ce texte va, lui, se spécialiser, si j'avais à retenir en lui l'idée clef, sur la dissociation entre le droit et la force. Dans le contrat social, pourquoi contrat ? Parce qu'on voit bien que si le droit repose simplement sur la force, sur un rapport de force, alors le droit est instable : l'effet change avec la cause. C'est donc la dissociation. Voyez, chez Montesquieu : séparation. Chez Rousseau : la dissociation entre la force et le droit qui va permettre aux principes du droit politique, cette fois-ci contractuelle, proposée et non pas imposée, de pouvoir accueillir des rapports humains qui soient effectivement humanisants et épanouissants.

Alors, j'en viens à ce texte qui s'appelle « L'Encyclopédie » que nous devons à Diderot, D’Alembert et de nombreux collaborateurs. Je ferai tout à l'heure le rapport avec une autre encyclopédie en ligne qui s'appelle Wikipédia. Alors encyclopédie, non pas, même si c'est le sous-titre, un dictionnaire pur et simple, mais un système de renvois dans lequel chacun des articles, à la manière d'un tour (kuklos/κύκλος le cercle) va référer à d'autres entrées, entrées qui elles-mêmes vont être éclairantes pour un autre élément. Parce qu'il s'agit de faire le tour de la question. Il s'agit non pas d’être face à une somme, mais face à une totalité.
Alors, on voit bien dans son titre : Sciences, Art et Métiers, par une société de gens de Lettres. Même les métiers vont être représentés, pour que les artisans qui les pratiquent aient idée de la manière dont ça marche. Ca c'est une perspective qu'on trouve très souvent dans le vocabulaire des libristes, que les lignes de code soient transparentes, qu'on puisse les implémenter, qu'on puisse voir "ce que ça fait" et non pas simplement les subir. Donc, on est ici dans un texte qui va (et il mettra vingt ans à le faire, il y aura donc des livraisons successives), qui va proposer aux esprits de se faire une idée de comment fonctionne tel outil. Comment ce terme est différent de celui-là. Ou quelle façon d'agencer des moyens et des formes. Donc ce texte est très fondamental.

J'en viens à l’article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui était le visuel de cette conférence. Article 11 qui est assez souvent invoqué dans un contexte de l'informatique libre. Je pense par exemple au très précis, Benjamin Bayart, qui, très souvent, dit que lorsqu'on prend acte de ce que manifeste l'article 11, « La libre communication des pensées et des opinions est l'un des droits les plus précieux de l'homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »...
Et vous avez donc la version à plume, vous avez la version imprimée, vous avez la version qui est gravée. Tout se passe comme si la facilitation de notre actuel espace numérique, lorsqu'il s'agit de croiser des correspondances, lorsqu’il s'agit d'imprimer (nous avons maintenant tous notre imprimante), lorsqu'il s'agit de diffuser : on peut de façon extrêmement commode, où qu'on soit, faire parvenir à quelques-uns ou à beaucoup, une thèse. Donc tout se passe comme si cet article 11 se trouvait, dans l'espace numérique contemporain, réalisé. De même que les Lumières réalisent d'une certaine façon les promesses de l'imprimerie, l'informatique réaliserait même au-delà. Ce qui est ainsi rendu possible.

Je vais, et ceci, donc, est une référence à Kant, me référer aussi bien à un autre texte de Kant qui s'appelle « Qu'est-ce que les Lumières ? » (Aufklarung en allemand). Dans ce texte, Kant se positionne avec une grande suspicion. Pourquoi ? Parce que si la devise des Lumières c'est : "ose savoir" - sapere aude - "aie le courage de te servir de ton propre entendement", il s'aperçoit que les prétendus despotes éclairés, donc ceux qui disent préparer leurs peuples à la liberté, ont en réalité des attitudes qui sont confiscatoires. Essaient de les dissuader de prendre en main leur propre destin et essaient de les tenir sous tutelle. Vous avez, à la fin même, ce texte écrit à la fin du siècle des Lumières, c'est un bien du siècle des Lumières. Vous avez comme un aveu très désabusé de la part de Kant : que peut-être tout est fait pour freiner à quatre fers les idéaux qui sont ceux du 18ème siècle.

Je vais, pour montrer à quel point Hannah Arendt reprend le relais de Lumières, je vais me référer à l'Abbé Grégoire qui, au moment de la Révolution, invente un néologisme qui est le vandalisme. Il appelle vandale tout aussi bien les aristocrates qui emportent avec eux des biens qui sont la sueur du peuple, aussi bien des livres et des statues, que ceux qui, alors, peut-être, certains sans-culotte, détruisent, parce que estiment liées à des valeurs aristocratiques, les formes façonnées par l'ingéniosité des artisans et des peintres et des sculpteurs.

Cette notion de vandalisme permet à l'Abbé Grégoire, (nous sommes au moment de la Révolution), de faire du patrimoine ce qui permet de lier un peuple. Pourquoi ? Parce que le patrimoine c'est aussi bien ce qui nous accueille à notre naissance. C'est aussi bien ce que nous laissons à notre mort. Et donc, c'est l'espace, commun que Hannah Arendt, dans « The Human Condition », (donc, c'est une philosophe qui a été formée au 20ème siècle à l’école de la Phénoménologie qui, dans sa période américaine a revisité beaucoup de notions des Lumières)... Et donc ce que l'Abbé Grégoire appelle le patrimoine, Hannah Arendt l'appelle le commun: dans le domaine public, qu'elle dissocie du domaine privé, qu'elle dissocie de la dimension intime. Elle appelle le commun ce qui permet aux humains de tisser entre eux des rapports par lesquels à la fois ils sont reliés et séparés, pour ne pas tomber les uns sur les autres.

Pourquoi ce texte ? Actuellement on parle beaucoup de The Commons. Comment faire pour traduire The Commons ? Est-ce qu'on va dire « biens communs » ? Mais si on dit on dit biens, on va parler de propriété, peut-être que le lexique ne sera pas adéquat. Dans le chapitre 2, (oui pourquoi ce titre ? Parce que le titre américain c'est « La condition humaine » qu'on n'a pas pu garder en français puisque le titre était déjà pris par Malraux, qu'on a traduit par « La condition de l'homme moderne »), dans ce chapitre 2 de « The Human Condition », vous avez trois opérations dont on va voir qu'elles sont très fondamentales pour approcher les débats contemporains sur l'informatique libre.

Première opération : Hannah Arendt dit de la culture humaine qu'elle est comme un bivouac. Il y a bien la Terre, qui est un espace accueillant, et sur la Terre, les humains vont essayer de construire leur tente. Vont essayer de construire, fragile, un espace politique culturel et moral entre eux, qui à tout moment [peut être balayée] par les tempêtes de sable du totalitarisme. Hannah Arendt, lorsqu’elle arrive aux États-Unis, est la philosophe qui a écrit sur les totalitarismes qu'elle a connus. Et c'est en ce sens qu'elles peut enrichir et repenser les propositions des Lumières. Donc, elle va dire que le Monde, une sorte de tente de toile fragile, sur la Terre, où l'humanité s'est installée, peut, à tout moment, être balayée par la tempête de sable des totalitarismes, qui fait intervenir la désolation. La désolation, c'est lorsqu'il n'y a plus rien sur le sol. Il n'y a plus que la Terre. Et non plus ce que, culturellement, l’être humain y avait installé.

Alors quelle tentation ? Que faire lorsque des démarches qui relèvent de la violence symbolique, qui consistent à faire passer pour universel ce qui est particulier, se déchaînent ? Il y a, et peut-être que cette tentation existe dans l'espace numérique contemporain, il y a une tentation, dit Hannah Arendt, qui est le repli de soi dans un espace privé : replier la vie dans un domaine privé, croire que le domaine privé qui est le plus humain des espaces. C'est ce qu'elle appelle le charme contagieux des quatre murs. Je pense à une manière de faire de l’informatique qui est de s'installer, seul devant son écran pour ne rencontrer le Monde, l'espace public, que par dimension intime interposée. Et que dit-elle ? Donc à l'époque, elle dit que ce monde là, que l'on croit humain, il est fait de quatre murs, d'un lit, d'une armoire, d'un fauteuil d'une table, d'un chien, d'un chat et d'un pot de fleurs. Ça n'est pas un espace humanisant. Ça n'est pas l'espace qui, à la fois, relie et sépare aux hommes. Ça n'est pas le domaine public. Et c'est vrai que cette tentation peut exister. Et là, elle l'appelle oasis, lorsque la tempête de sable des totalitarismes se déchaîne.

Par opposition, quelle est la véritable définition du domaine public, donc, autant qu'il rassemble autour du commun? Alors ce commun : il est fait d'objets fabriqués. Il est fait de productions humaines. La main de l'homme et la pensée de l'homme, travaillant de pair, ont été inventives. Et elle dit donc de ce domaine public (là c'est très présent dans les propositions de Free Software), elle dit de ce domaine public qu'il consiste à s'asseoir autour d'une table qui, à la fois, fait le lien, mais tout en évitant aux humains de tomber les uns sur les autres. Donc, définition du mot « communs » : c'est ce qui nous accueille à notre naissance. Ce que nous laissons derrière nous en mourant. C'est ce de quoi la publicité est nécessaire. Pourquoi ? Parce que ce domaine public il éclaire d'âge en âge. Et vous avez un lien fort, chez Hannah Arendt, entre ce qu’elle appelle les totalitarismes et la crise de la culture. Puisque les totalitarismes ont tendance à balayer le domaine public, le fragile camp de toile du domaine public et des réalisations culturelles et morales de l’être humain.

Je termine par une dernière référence à un enjeu contemporain que l'on peut l'on trouver sous la plume très acérée de Hannah Arendt. Elle renvoie dos-à-dos deux manières de se conduire dans l'espace. La tyrannie : la tyrannie génère l'isolement. Mais aussi l'hystérie collective : une certaine forme de la société de masse qu'elle appelle l'hystérie collective, lorsque les humains tombent les uns sur les autres. Je parlerai tout à l'heure peut-être de Facebook. C'est-à-dire des manières de fréquenter l'espace public, où il y a confusion entre le mien et le tien, et où les hommes tombent les uns sur les autres, n'étant plus séparés. Ce que Hannah Arendt estime tout aussi redoutable que la tyrannie elle-même. Dans les deux cas, les hommes sont privés de voir et d'entendre autrui, comme d’être vus et entendus par autrui.

Donc, en quoi cet espace numérique qui s'édifie permet-il aussi bien de préserver une dimension intime qui ne doit pas être simplement faite de quatre murs? De préserver une dimension publique, porteuse de biens communs, de biens patrimoniaux qui sont éclairants et qui d'âge en d'âge transmettent une manière de s'émanciper et de créer ?

J'aborde ici mon second axe. Volontairement nous sommes face à un écran d'ordinateur. Et donc je vais ici vous montrer que cet espace public qui s'édifie, dont on ne sait pas s'il est véritablement un choix ou une contrainte, ou une apparence de choix qui est une contrainte, je vais donc essayer de montrer que cet espace numérique est actuellement troublant et également troublé.

Alors pourquoi troublant ? Parce que cet espace numérique désoriente, s'il y a un terme peut-être à utiliser. Lorsque l'on lit les articles, lorsqu'on lit une littérature assez commune sur le numérique, on s'aperçoit qu' abondent des métaphores comme surfer, héberger, poster. Vous avez beaucoup d'images qui se référent à une manière de se déplacer. Souvent des métaphores qui sont assez fantasmatiques, qui sont assez magiques, puisqu'on n'a guère idée de comment ce déplacement se fait, comment cette presque ubiquité peut avoir lieu. Lorsqu'on est, donc, devant un écran... (et là je vais commencer par me référer à trois essais qui sont assez fondamentaux pour concevoir cette désorientation).

Le premier travail c'est un philosophe qui s'appelle Paul Mathias, qui a écrit « Qu'est-ce que l'Internet ? », donc chez Vrin, Chemins philosophiques. Il n'y a pas d'éditeur plus rigoureux et plus exigeant que celui-là. Ce texte est remarquable. L'image qu'utilise Paul Mathias est la suivante : « Presque totalement immergés dans un océan de sens et de non-sens, nous naviguons, munis de compas imprécis et d'une carte du monde perpétuellement changeante qui se compose et se décompose au fur et à mesure. » En effet l'espace numérique ne cesse, beaucoup plus rapidement que celui rigide des espaces classiques, (il est beaucoup plus plastique), il ne cesse de se reconfigurer à vue. Et celui qui s'y déplace est davantage dans ce qu'on pourrait appeler une sérendipité. Sérendipité, c'est une notion numérique qui dit que, finalement, on trouve par hasard ce qu'on cherche. Et pas véritablement parce qu'on s'est donné les moyens théoriques, certains, d'y aboutir. On est tout à fait loin du Discours de la Méthode . On a l'impression que, lorsqu’on se déplace sur internet, du fait de ce que Paul Mathias appelle les lalophèmes,( parce que ce qu'on poste sur internet se duplique d'une façon indéfinie et non maîtrisable), on a l'impression que, donc, on se meut comme sur du sable mouvant, presque totalement immergé dans un océan de sens et de non-sens.
Ce texte est de 2009.

Je rapprocherais très volontiers,..; (là je parle des textes qui m'ont vraiment rendu service pour essayer de problématiser quelque chose) : c'est un sociologue, Manuel Castells. Son texte s'appelle « La société en réseaux ». C'est un tome de l'ère de l'information. C'est un texte de la fin du 20ème siècle. Il y a un travail qui est très précis, qui se fait à partir de notions informatiques comme le time-sharing. Au début, les ordinateurs étaient rares. Il fallait que plusieurs techniciens, à IBM, puissent travailler simultanément: le time-sharing.
Le multitasking : comment on peut, lorsqu'on travaille sur internet, réaliser plusieurs opérations simultanément. Et donc vous avez, de la part de Manuel Castells, une notion émergente qui est la notions d'espace des flux. Qui remplace la notion d'espace des lieux. Théoriquement, quand on lit par exemple « L'esthétique transcendantale » de Kant, théoriquement, l'espace, c'est la forme de la séparabilité : on ne peut pas occuper toutes les place à la fois. Alors que le temps, c'est la forme de la synthèse. Ici, l'informatique lance un défi à l’entendement au sens où, dans la société en réseaux, tout se passe comme si on était simultanément ici et là. Comme si, donc, la séparabilité spatiale était confondue avec la synthèse temporelle.

Je vais me référer à un autre livre qui est précieux, qui a fait beaucoup polémique. C'est le texte qui s'appelle :« Internet, l'inquiétante extase ». C'est le texte écrit par Finkielkraut et Soriano. Alors pourquoi l'inquiétante extase ? C'est vrai que cette problématique-là rejoint certains propos qu'on trouve sur les sites qui envisagent l'informatique libre. Finkielkraut et Soriano sont les premiers à remarquer que la véritable étrangeté dans le registre numérique, c'est l'absence d'étrangeté. C'est-à-dire que chaque fois que je clique, et c'est un peu comme zapper, ça veut dire que j'exclus ce que je ne connais pas. Et comme j'exclus ce que je ne connais pas, l'informatique propose comme un espace qui n'a pas de dehors. Le dehors m'est étranger. Et comme je n'ai pas l’idée qu'il y a un dehors, alors peut-être que je n'ai pas de recul. Que je ne peux pas faire de pas de côté. Peut-être que je ne peux pas me livrer à une pratique réflexive de l'informatique, mais simplement à une pratique bornée. A moins bien évidemment que la revendication d'une démarche qui soit à la fois pratique et éthique, ce qui est le cas de la démarche Free Software, intervienne.

J'ai parlé d'un espace numérique troublant qui désoriente. Je vais parler d'un espace numérique qui est troublé au sens : qui peut être trompeur. Qui peut être fait de chausse-trappes. Il se trouve que, lundi dernier, lundi 14 avril, le prix Pulitzer a été décerné au Guardian et au Washington Post. Donc, les deux journaux américains qui, les premiers, du fait de la décision de Edward Snowden, ont révélé au monde en quoi donc il y avait des démarches aussi bien de récoltes de métadonnées dans les communications aux États-Unis, mais aussi des programmes de surveillance, donc. Qu'il s'agisse de PRISM. Qu'il s'agisse d'autres programmes. De façon à récolter, aussi bien à des fins économiques qu'à des fins scientifiques, ou politiques, des éléments.

Il y a un avant Snowden et un après Snowden. Cette décision, et toujours, à chaque fois que Snowden a eu à s'exprimer, a eu, toujours, un seul objectif. Dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui. Ce qui est fait en son nom et contre lui. Et le mois donc de juillet, le mois qui a suivi cette décision qui a été prise le 6 juin 2013, a fait basculer, en effet, cette perspective.

Là, j'anticipe un peu, parce qu'il se trouve que cet après Snowden a coïncidé avec les trente ans. Trente ans d'un projet : projet qui a été lancé par Richard Stallman, le 27 septembre 1983, qu'on appelle le projet GNU. Le projet de se doter d'outils informatiques tels que la surveillance, que les portes dérobées, que les récoltes de métadonnées, soient difficiles, du fait d'une certaine transparence. Là je vais anticiper un peu mon troisième mouvement et je vais me référer à deux textes qui ont paru. Aussi bien pour se référer au cas, à l'ère de l'après Snowden, que pour faire le bilan du projet GNU. Donc du projet du Free Software.

Ce premier article : « Pourquoi le logiciel libre est plus important que jamais ? » Plus important que jamais se réfère aux révélations qui ont été faites. J'ai,( évidemment, je ne vais pas, ici, me référer à la totalité de l'article) deux références, ici, très importantes. Dans cet article Richard Stallman se réfère à une notion qui est la notion de SaaS. Qui est assez compliquée à exposer d'une façon informatique. Il s'agit de délégation. Il s'agit pour l'usager de déléguer telle opération à un fournisseur de service qui se substitue à lui-même. Il se trouve que, quand on regarde, pas seulement ce qui est dit ici, mais l'argumentaire de Richard Stallman, on retrouve très exactement l'argumentaire de Kant dans « Qu'est-ce que les Lumières ? ». Lorsqu'il explique qu'il est évidemment tentant de s'en remettre à des tuteurs qui décident pour nous. A ceux qui vont prescrire telle manière de faire. (Sans envisager, même, les coachs qui sont plus contemporains). Vous avez, de la part de Stallman, le souci de suggérer que, peut-être, s'en remettre à des fournisseurs de service, c'est se priver d'une maîtrise de l'informatique qui fait intervenir une autonomie qui est beaucoup plus grande.

J'attire votre attention sur la dernière ligne de cet extrait de texte : « Liberté signifie avoir le contrôle sur sa propre vie ». Ce qui parait assez intéressant, donc, dans cette démarche qui est celle du Free Software, qui peut venir d'autres initiatives, c'est qu'on fait toujours le lien entre la pratique de son informatique et le maîtrise de sa vie elle-même. Parce qu'on a bien idée que, comme l’informatique est un moyen, elle doit pouvoir à tout moment contrôler la fin qu'elle se donne. Contrôle qui peut être difficile, dans un contexte qui est troublé, et qui est troublant.

Texte qui, là, fait encore plus directement référence à l'ère de l'après Snowden. La question qui se pose est : « Peut-on pour autant renoncer à toute démarche de surveillance ? ». Parce que la démocratie doit pouvoir protéger elle-même des atteintes qui lui seraient faites. Et donc pouvoir avoir les moyens d'interroger le contexte sur ce qu'il en est.
Ici il s'agit d'interroger le seuil. C'est-à-dire le niveau de surveillance. Pourquoi, ici, une référence à Edward Snowden ? Parce que toute cette affaire se réfère à la notion de moyens disproportionnés. Qu'est-ce que qu'un moyen disproportionné ? S'il faut pouvoir avoir idée de ce que fait quiconque, où qu'il soit et à tout moment, la question est la suivante : « Est-ce que les lanceurs d'alerte, qui protègent la démocratie, peuvent éventuellement parler aux journalistes ? » La notion de lanceur d'alerte est une notion qui est investie d'une valeur démocratique très forte, puisque la notion de lanceur d'alerte définit la fonction de celui qui, se référant à une certaine tâche qu'on lui demande, doit pouvoir, dans le registre qui n'est pas celui de son travail immédiat alerter et faire part de contradictions.

Je signale que cette dissociation se trouve aussi, très exactement, dans le texte de Kant qui s'appelle « Qu'est-ce que les Lumières ? ». Où Kant dit bien qu'il ne faut surtout pas que quelqu'un qui remplit une fonction puisse critiquer ce qu’il fait dans l'exercice même de ses fonctions. Mais seulement en dehors. Donc vous avez, de la part de ce texte, une recherche d'un seuil. D'un degré qui soit tolérable pour que la démocratie puisse se protéger elle-même.

Pourquoi, dans l'ère de l'après Snowden, le resurgissement de citations qui se réfèrent à des œuvres passées ? Vous avez assez souvent des références à un texte de Ray Bradbury, qui est un roman d'anticipation: « Fahrenheit 451 ». Pourquoi ? Parce que l'une des méthodes pour essayer de se protéger de cette éventualité d'un espionnage, c'est de disperser ses données. Essayer de disperser ses données. Or, dans « Fahrenheit 451 », c'est précisément ce que font, donc, des personnes. Qui, parce que les livres sont brûlés, décident, chacun, d'apprendre par cœur un livre. Donc, vous avez assez souvent, dans des articles qui concernent Snowden, des indications d'éparpiller ses données. De ne pas confier, alors même qu'on n'a rien à cacher, à un blog ou à un site, ce qui concerne directement soi. Vous avez assez souvent cette référence qui ressurgit.

Il y a un deuxième ouvrage auquel, évidemment, on a pensé au moment des révélations d'Edward Snowden. C'est l'autre roman d'anticipation qui est « 1984 ». Assez souvent, dans ses conférences, aussi bien Richard Stallman, mais vous avez aussi beaucoup Benjamin Bayart qui le dit, Amazon a effacé de liseuses « 1984 ». Alors même que les utilisateurs avaient acheté le droit de lire ce texte. Donc vous avez souvent des références à ce texte, soit pour parler de surveillance généralisée, soit pour parler de la fragilité de certains usages numériques qui sont évidemment à la merci de ceux qui les distribuent.

Je viens au troisième moment de cette conférence. Et donc je vais me référer à ce qui s'est passé en septembre dernier, puisqu'il y a eu l’anniversaire des trente ans de GNU. GNU, c'est un acronyme. Voila, expliquons, c'est un acronyme récursif : Gnu is Not Unix. Unix est un dispositif informatique considéré comme privateur, dont le code source n'est pas disponible, n'est pas donné aux usagers. Donc on appelle projet GNU, le projet qui, il y a trente ans, Richard Stallman s’étant trouvé confronté à une imprimante récalcitrante,( dans laquelle il ne pouvait pas intervenir puisque le code n’était pas libre(, c'est donc la décision d'essayer d’écrire des lignes de code libres, dans lesquelles les usagers puissent savoir ce qui est programmé, qu'ils puissent le modifier, qu'ils puissent le perfectionner et le partager.

Je remercie beaucoup Gee qui m'a donné son autorisation, alors même que ses dessins sont sous licence Creative Commons, By (c'est une licence libre, By veut dire qu'on cite l'auteur), Share Alike, (c'est-à-dire qu'on partage dans les mêmes conditions). Le site de Gee, barisien émérite, s'appelle geektionnerd point net. Pourquoi geektionnerd ? Geek, on appelle Geek un informaticien qui ne fait que cela, qui pense très fort à GNU. Le nerd, est un informaticien qui a plutôt une approche, on va dire pragmatique, plutôt qu'idéaliste de l'informatique. Et donc geektionnerd.net est le site sur lequel Gee dépose d'une façon très régulière, c'est-à-dire chaque jour, ses dessins. Il fait lui-même, donc, des bandes dessinées.

Voici les trois dessins irrésistibles qui ont paru sur geektionnerd.net et sur le Framablog au moment des trente de GNU. Donc, vous avez un joyeux geek qui chante « Joyeux anniversaire GNU ». Ce à quoi le très vigilant père fondateur du projet GNU,( écrire de lignes de code toujours articulées à une éthique), donc, Richard Stallman répond :" la chanson « Joyeux anniversaire » est protégée par le copyright, tu ne devrais pas l'utiliser car elle ne respecte pas tes libertés". L'autre est un peu réticent puisqu'il estime que la licence qu'utilise Richard Stallman n'est pas totalement libre.
Le 27 septembre, donc. Projet GCC : c'est un projet de compilateur libre, (je n'entrerai pas dans les détails). GNU Imacs : Imacs est une manière de coder. Une manière d'écrire des lignes de code. Et là, une plaisanterie à propos du noyau Hurd (qui n'a jamais abouti, mais dont GNU a pu se passer puisque Linus Torvalds a libéré son noyau et le système complet est devenu GNU-Linux.)
J'ai fait exprès de laisser le troisième dessin, qui est totalement imperméable tant que la suite des présentations n'ont pas été faite. Bon anniversaire à Linux, alors là c'est épouvantable parce qu'on dit Linux tout seul et non pas GNU-Linux. Longue vie à l'Open Source, (Open Source, vous comprendrez après, parce que, Open source c'est l'utilisation de logiciel libres mais dans un sens essentiellement pragmatique et pas véritablement éthique) et au manchot, (puisque le manchot, Tux, c'est le symbole animal de Linux). Là vous voyez, ça fait un très grand déplaisir à Richard Stallman. Vous avez donc, exprès, pour plaisanter, un bon anniversaire à Linux alors qu'il faudrait dire GNU-Linux. A l'Open Source, alors qu'il faudrait dire Free Software. Et au manchot, alors qu'il faudrait, aussi, parler du gnou, le petit animal symbolique qui s'inspire de l'acronyme récursif.

Je vais essayer, et évidemment je ne serai pas exhaustive, évidemment il faudra protester, je vais essayer de dire quelle est l'idée clef de ce projet GNU. Là, vous reconnaissez une séquence d'un film de Chaplin qui s'appelle « Les temps modernes ». Où vous avez un malheureux qui est pris dans les rouages qu'il pensait manœuvrer. Qui devient chose de la chose. Qui devient comme possesseur dépossédé des moyens auxquels il doit avoir recours. Et donc, l'un des grands principes du mouvement du Free Software, (c'est vrai qu'on le dit plutôt en américain, puisque si on dit « Logiciel Libre », il se trouve que le Logiciel Libre peut aussi bien être utilisé dans un contexte qui n'est pas nécessairement un contexte éthique qui est un contexte, puisque ça fonctionne bien, parce que c'est moins cher. Alors que si on dit Free Software, on se réfère à un contexte qui préconise un usage réfléchi de l'informatique) on se demande où on met les pieds. Ce qu'on veut. Si ce qu'on fait respecte l'autre. Si on est dans une démarche d'appropriation qui est spoliatrice pour les autres, ou non. Il me semble que cette représentation, due à Chaplin, d'un engrenage dans lequel on a mis les pieds sans savoir ce qu'on faisait est assez représentative de ce à quoi le projet GNU s’oppose. S’opposer à ce que l'utilisateur soit contrôlé par le programme, donc faire en sorte qu'il contrôle lui-même le programme.

Dons le texte « Pourquoi le logiciel libre est plus important que jamais », auquel je me suis référée tout à l'heure, vous avez un rappel de ce que ce mouvement appelle les quatre libertés essentielles. Donc exécuter, autant faire que le code soit lisible pour qu'on puisse exécuter ce qu'on veut. Liberté d'étudier le fonctionnement des programmes. De redistribuer des copies. De distribuer des copies de versions modifiées. Ces quatre libertés, qui sont assez souvent représentées par des logos,( utiliser, étudier, distribuer, améliorer), sont considérées comme moyens, dans le contexte du Free Software, pour réduire les opacités, les portes dérobées. Le risque que tel programme exerce ce qu'on ne lui a surtout pas demandé d'exécuter, de façon à savoir exactement ce qu'il fait, quand il le fait et si on lui a bien demandé de le faire.

Assez souvent, vous avez une référence, (et là on retrouve la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et notamment son article 11), assez souvent Richard Stallman résume le Free Software à la devise de la République Française : liberté, égalité, fraternité. Liberté: les quatre libertés. Egalité, alors là je vais entrer très rapidement dans un détail de la manière dont l'informatique (erratum, l'Internet NDauteur) fonctionne. Il se trouve que la manière dont fonctionne l'informatique (erratum : l'Internet NDauteur) est maintenant une commutation de paquets. Commutation de paquets, c'est à-dire qu'il n'y a pas de centre, c'est a-centré, ce qui veut dire que chaque utilisateur est exactement à égalité avec tous les autres. Il n'est n'est pas privilégié. Il n'est pas disqualifié. C'est-à-dire : où qu'on soit, on a accès, par l'Internet, à tous les sites, à quelque point du globe qu'on se trouve. Donc l'un des buts du mouvement du Free Software est d'éviter que cette a-centralité, qui fait qu'il y a une égalité des utilisateurs, ne devienne pas de forme réseau du défunt Minitel, Minitel qui, lui, est un système qui est centré : un serveur qui va réaliser des opérations pour des usagers qui ont très peu le choix. Qui sont passifs. Qui, donc, ont délégué leurs opérations à quelqu'un qui réalise des services. Donc, l'un des grands enjeux est d'éviter que l'absence de centralité d'Internet, où tous les usagers sont égaux, tous les utilisateurs sont égaux, devienne, par des délégations,( je parlais tout à l'heure du SaaS), quelque chose comme ce qui rendrait l'utilisateur passif. Et non seulement passif, mais tributaire, du même coup, de rapidités, de distributions inégales, de dissymétries dans le service, qui serait préjudiciables.

L'autre thématique, fraternité. Il se trouve que, dans exactement un mois, (j'ai pris cet exemple), Framasoft organise à Gérardmer, (je crois qu'il [Gee] y va, absolument) donc, organise une opération Libre-Vosges. Le thème, qui est vraiment en gras, c'est partager. L'information est un bien commun. Dans "fraternité" est ressaisi et actualisé ce que les Lumières appellent patrimoine: ce que Hannah Arentd appelle le commun ; ce autour de quoi, parce qu'ils sont issus de la pensée et de la main de l'homme, les hommes qui naissent et qui meurent vont se nourrir et pouvoir s'éclairer. La notion de bien commun est tout à fait fondamentale.
C'est une opération qu'on appelle aussi Open Data. C'est-à-dire que les données, aussi bien municipales, aussi bien concernant les services, sont rendues à ceux qui sont les plus concernés par elles, c'est-à-dire les usagers eux-mêmes. Une opération qu'on appelle Open Data.

Je vais prolonger, et ensuite donner quelques repères, quelques indications. Déjà, à quelles conditions le code source, (donc le code qui fait tourner les programmes, qui réalise les opérations), à quelles conditions, donc, ce code, écrit pour être transmissible, perfectible, transparent, et rendre autonome, peut-il être estampillé et labellisé ? C'est ce qu'on appelle les licences libres. Là, l'une des premières licences libres, celle qui a été nécessaire pour le code qui a rendu possible GNU-Linux. C'est ce qu'on appelle la licence GPL : GNU Public Licence.
Ceci est un copyleft. Vous connaissez le copyright. Le c est dans l'autre sens. Ceci est un copyleft et aboutit à des licences qu'on appelle comme détentrices des gauches d'auteur. Vous connaissez le droit d'auteur. Avec le copyleft, c'est un gauche d'auteur. On peut demander à être publié sous gauche d'auteur, avec une licence Creative Commons. Creative Commons, là ça renvoie bien à la notion de patrimoine, à la notion du commun en tant qu'il ne peut pas, sans contradiction, être réservé à quelques-uns.

Pour continuer, ce que j'expliquais tout à l'heure, il y a plusieurs modalités. La licence Creative Commons peut être plus ou moins ouverte, plus ou moins restrictive.
La première, Creative Commons by : c'est-à-dire que, là, l’impératif c'est de citer. By : de dire quel est le nom d'auteur. Il faut qu'il y ait une attribution. On peut préciser Share Alike, c'est-à-dire qu'il faut que la manière dont on se réfère à ce qui est sous licence, sous gauche d'auteur, sous licence Creative Commons By, soit partagé de la même façon. Vous avez une version qui est plus restrictive, qui est Non Dérivée. C'est vrai que, lorsque Richard Stallman fait ses conférences, il demande la clause ND, parce que c'est une opinion et donc si on cite seulement la moitié, c'est vrai qu'on déforme. Vous avez la clause Non Commerciale. Il peut y avoir des manières de panacher, By - Non Commerciale- Share Alike, ou, c'est peut-être une des plus fermées, attribution, non commerciale et pas de dérivée. Pourquoi cette précision ? Parce qu'à partir du moment où une œuvre est sous gauche d'auteur, c'est-à-dire sous Licence Creative Commons, elle va pouvoir être utilisée, distribuée, modifiée.

Là, vous avez des logiciels libres. C'est pour ça qu'il est peut-être très imprécis de parler seulement de Logiciel Libre. Vous avez aussi bien des distributions. Ca commence par Tux, le pingouin de Linux, complété par le gnou, qu'on représente : c'est un animal d'Afrique. Vous avez différentes distributions de GNU-Linux. Vous avez Debian, par exemple. Vous avez Ubuntu.
Pourquoi vous présenter ce mur de logiciels libres ? Parce que lorsqu’il n'y pas la clause Non Commerciale, ça veut dire que, peut-être, le Logiciel Libre ne va pas être utilisé dans le sens où l'entendait initialement le projet GNU, c'est-à-dire le sens d'une réappropriation éthique et réfléchie de l'informatique. On peut décider d'utiliser un Logiciel Libre tout simplement parce qu'il fonctionne parfaitement, parce qu'il est portable, parce qu'il permet d’enregistrer sous différents formats. Il peut y avoir tout à fait d’autres motivations.

Tout à l'heure, il y avait une tension extrêmement grande au moment de la troisième image de Gee. Pourquoi cette plaisanterie à propos de Open Source et non pas Free Software. Vous avez, en 1999, un auteur, Eric Raymond, qui écrit « La Cathédrale et le Bazar ». Qui donne lieu à une scission entre Free Software et Open Source. Open Source, ce sont exactement les mêmes logiciels, sauf que si on dit Open Source on est plutôt dans une perspective, on va dire, d'efficacité. Pascal dirait « la raison des effets ». Ca marche, ça fonctionne. Alors que quand on se situe dans une perspective qui est Free Software, ce sont exactement les mêmes outils, les mêmes logiciels, là on est davantage attentif à ce qu'on fait. Pourquoi. La question du rapport à l'autre. La question du rapport à soi. Du rapport au monde. On n'est pas dans un pragmatisme pur et simple. D'ailleurs souvent Richard Stallman se réfère à un "idéalisme pragmatique", mais jamais un pragmatisme seulement. Et donc il me semble que Open Source est plutôt une démarche pragmatique, qui recherche des effets, alors que Free Software est davantage une démarche qui est liée à des perspectives éthiques, alors que ce sont exactement les mêmes logiciels.

Je donne deux exemples de travaux. Là nous sommes à Mozilla Paris. C'est une journée qui est consacrée à la contribution. Qu'est-ce que contribuer? Qu'est-ce que c'est que devenir contributeur sur Wikipédia? Pourquoi? On est chez Mozilla, donc on est plutôt sous une tonalité Open Source, qui n’empêche pas que des personnes du Free Software, qui accentuent plutôt la dimension éthique, soient présentes. Inversement, là, nous sommes à L'école 42, c'est l'école de Xavier Niel, qu'on appelle l'école des geeks, pour faire vite. Et, là encore, c'est une journée de travail, donc. Aussi bien de traduction que d'écriture. Dans un contexte qui est flambant neuf. Qui est axé sur une recherche d'effets. Il faut que, dans cette école, beaucoup de lignes de code soient écrites. Il y a des hackathons. Il y a des moments où il faut que des synergies aboutissent à une solution. Ce qui n’empêche absolument pas que s'y retrouvent, éventuellement, des traducteurs, aussi bien, donc, du mouvement du Free Software, que des contributeurs, des personnes qui écrivent.

D'autres repères, sans abuser de votre patience, pour terminer. Tout à l'heure, nous avions projeté la page initiale de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Initialement, Wikipédia était un brouillon, un wiki. On appelle wiki,( ce n'est pas tout à fait un pad, mais c'est proche), on appelle wiki un document informatique, une page sur laquelle plusieurs personnes peuvent travailler simultanément. Initialement Wikipédia, qui sollicitait un travail collaboratif, était le brouillon d'une encyclopédie qui en aurait résulté. Sauf que Wikipédia est devenu l'encyclopédie elle-même. Le brouillon est devenu l'encyclopédie. Vous voyez que le logo est fait d'un puzzle qui manifeste, qui rappelle l’encyclopédie (kuklos, le cercle). Il s'agit de faire le tour de la connaissance humaine avec un système de renvois. Très exactement comme dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

Très souvent, alors, (là c'est le logo de Wikisource), lorsque des classiques sont tombés dans le domaine public, Wikisource, les met en ligne. Donc, très commode. Je sais que j'utilise très souvent Wikisource pour envoyer à mes étudiants des pages entières de Kant. Des pages entières de philosophes. Ce qui est intéressant c'est que c'est l'iceberg qui est le logo de Wikisource, comme pour suggérer que sont disponibles à nos pieds des trésors dont nous ignorons même qu'ils sont en accès libre.

Pour en savoir plus:
là c'est le logo de FSF, Free Software Fondation, qui est la fondation qui, il y a trente ans, a été projetée et donc progressivement mise en œuvre par Richard Stallman.
Vous avez une association sœur qui est l'April, qui est très précieuse, si vous voulez lire des textes très pointus sur les problématiques du Libre. La revue de presse est remarquable. Il y a une revue de presse qui est faite toutes les semaines.

Framasoft. C'est la devise de Framasoft qui rappelle que ce n'est pas seulement une affaire de geeks, ce n'est pas simplement une affaire d'informaticiens, c'est aussi une affaire de tout citoyen qui essaie de s'émanciper, parce que « ce serait l'une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le Logiciel Libre ne libérait rien d'autre que du code ». Il faut libérer du code, pour dire que libérer du code permet de prendre en main son informatique, de pouvoir implémenter, modifier, distribuer des copies. Vous avez ce petit pingouin qui lit.

La Quadrature du Net est aussi une association sœur et elle est plus axée sur la question de la neutralité d'Internet. Que j'ai évoquée, tout à l'heure, en parlant de l'égalité des utilisateurs, non pas enfermés dans un système Minitel centré, mais un système acentré et ouvert, où quiconque a exactement la même possibilité d'accéder à la même chose que les autres. Vous avez de la part de la Quadrature du Net beaucoup de combats liés à des accords de commerce, comme TAFTA, ACTA, NAFTA, où la question du Logiciel Libre est évidemment en jeu.

A nouveau, hommage à Gee. Donc, ça, c'est l'ancienne bannière, avec différents personnages. Vous reconnaissez Richard Stallman, vous reconnaissez le pingouin, vous reconnaissez le gnou. Ce sont des personnages récurrents de ses dessins, qui, parfois, sont des histoires longues, vous avez des BD qui sont sur le site de geektionnerd.net, que je recommande beaucoup si vous voulez, en douceur, y comprendre progressivement quelque chose. Ce que j'ai commencé par faire.

Ceci, toujours un dessin de Gee. C'est la définition du geek, personnage central du Geektionnerd : « Son nom est inconnu. On l'appelle simplement le geek. C'est un jeune étudiant en école d'informatique. Il a vingt ans et passe le plus clair de son temps libre derrière son PC ou éventuellement derrière sa guitare à jouer du Radiohead, (je suppose que c'est une auto référence).Libriste convaincu, il ne jure par GNU-Linux".

Pourquoi à côté, le "Philosophe en méditation" de Rembrandt ? Parce qu'il me semble que dans cette ère de l'après Snowden, le contexte est suffisamment grave pour que les deux ne fassent pas espace à part. Il me semble que l'informatique n'est pas seulement une affaire d'informaticiens. Et Stallman, lui-même, informaticien, mathématicien émérite à Harvard, programmeur au MIT, a toujours dit qu'il ne pouvait pas être seulement informaticien. De même que les philosophes n'ont pas à rester dans un entre-soi. Parce qu'il me semble que les faux-semblants, que les analogies que j'ai pu évoquer ont éventuellement leur rôle à assumer.

Je vous remercie beaucoup de votre attention.

Applaudissements

Et de votre patience.

Organisatrice : C'est passé trop vite. On vous remercie vraiment beaucoup d’être venue faire cette conférence. C'était vraiment un honneur. Je suis peinée aujourd'hui que peu de gens soient venus aujourd'hui par rapport à la qualité de votre prestation. Fort heureusement le numérique va nous permettre de partager au mieux justement cette conférence puisque nous l'avons enregistrée. On vous remercie de nous l’avoir proposée et nous essaierons, via notre site conférence.meusegrandsud, de la diffuser sur le net.

Véronique Bonnet : "Partager". Je vous remercie beaucoup.

Organisatrice : Je laisse l'auditoire éventuellement poser des questions, avant le verre de l'amitié.

Véronique Bonnet : (J'ai promis à Gee de lui envoyer le lien.) J'ai été très rapide sur certains moments, parce que, déjà, je ne suis pas informaticienne. C'est vrai que j'ai un fils qui a éveillé tout à fait mon intérêt parce que, vraiment, entendre un technicien de cette volée [rms NDauteur] parler éthique, à la manière de Kant, c’était une chose vraiment extraordinaire. J'ai découvert l'été dernier et c'est sûr que plus on entre dans des textes, dans des polémiques, et plus on voit alors, pas à l'identique bien sûr, que se reproduisent des enjeux qui existaient au moment du despotisme éclairé.

Public : Je vais peut-être là poser une question technique avec Wikipédia. On utilise tous Wikipédia. Mais, n'est-ce pas, on est comme prisonnier de Wikipédia ?

Véronique Bonnet : On peut choisir autre chose que Wikipédia.

Public : Oui, c'est certain Mais, ne serait-ce que, en ce qui me concerne, moi j'utilise à travers Google. Il y a d'autres formules, je n'en sais rien, mais est-ce qu'on peut utiliser autrement que par Google ?

Véronique Bonnet : Ah oui ! C'est la question de quelle page, de quel auteur.

Public : D'accord.

Véronique Bonnet : C'est sûr que la question du recueil des métadonnées n'est pas indifférente. C'est vrai que si on utilise Google, à chaque fois l'adresse IP est inscrite. Et d'autres, non.

Wikipédia, je trouve que ça a été très utile. Et là, c'est le professeur qui parle. Ca a été très utile parce que, non seulement, je trouve que ça donne une humilité, parce que maintenant je fais cours devant des forêts d'ordinateurs des étudiants. C'est impressionnant. On a l'impression de dire des bêtises à tout moment. Parce qu'il y a la possibilité,( et vraiment c'est tendu) et je trouve qu'à la fois cette disponibilité fait que les étudiants vérifient qu'on ne leur raconte pas trop de bêtises. Et en même temps je trouve que ça nous oblige, nous, à être beaucoup plus clairs. Parce que c'est vrai que les articles de Wikipédia sont souvent très longs. Ce qui impose presque d’être incisif pour qu'ils puissent repérer, dedans, ce qui est latéral et ce qui ne l'est pas.
Il est très facile de contribuer donc je suis contributrice.

A Wikipédia il y a des modérateurs. Lorsqu'il y a beaucoup de parti pris dans un article, le modérateur le signale. Il y a des discussions. Vous pouvez mettre quelque chose sur Wikipédia et, parce qu'il y a la page texte, il y a la page discussion. Entrer en débat avec un autre contributeur qui trouve que non. Je sais que ça m'est arrivé puisque j'ai voulu contribuer à l'article « Patch » qui est une notion informatique importante et, en l'articulant évidemment aux rhapsodes homériques. Et il se trouve que je n'ai pas fait attention et que j'ai complété l’article Patch au sens de l'informatique, qui est très particulier ( ça désigne une manière de procéder pour renforcer des lignes de code fragiles: patch). Comme ce qu'on utilise en médecine: patch. Et il se trouve que donc j'ai écrit, cette chose-là sur les rhapsodes homériques dans patch, mais au sens informatique. Aussitôt, évidemment, j'ai beaucoup remercié le contributeur de m'avoir fait remarquer que c’était dans un sens spécialisé et qu'il fallait que je le mette dans un autre...

C'est passionnant. En fait je trouve que, à la limite, la discussion est aussi passionnante. Par exemple sur Platon c'est passionnant de lire les discussions entre contributeurs. Parce qu'on voit bien quel est l’enjeu que tel veut escamoter, que l'autre veut mettre en avant. C'est passionnant.

Public : A la fin c'est c'est quand même l'avis du modérateur qui est écrit.

Véronique Bonnet : Ah non puisque que le modérateur signale simplement que tel article n'est pas assez documenté. Fait remarquer que ceci manque de précision ou que tel article est un auto-publicité. Il y a des règles vraiment très précises. Il est interdit, et vraiment c'est bien, dans les statuts de Wikipédia, de faire un article sur soi, par exemple. C'est vraiment très rassurant que ce soit impossible. Même chose, par exemple si on veut faire un article sur un concurrent commercial. Même chose, on ne peut pas. Parce qu'il y a là vraiment des rails qu'il serait évidemment très tentant d'oublier.

Organisatrice : C'est en ce sens-là que, dans la presse, il y a quelques mois, on avait parlé de Philip Roth, écrivain américain, qui s’était fait refuser des modifications sur un article de sa page personnelle et en fait c’était au titre de la personne qui s'en est plainte.

Véronique Bonnet : Voila. Tout à fait.

Organisatrice : Ça n'a pas été du tout rendu comme ça dans les médias. Parce que dans les médias c’était Wikipédia est conçu de telle sorte que même Philip Roth, quand il parle de lui-même, est refusé par Wikipédia.

Véronique Bonnet : C'est une règle de déontologie.

Organisatrice : C'est intéressant, ce n'est pas écrit.

Véronique Bonnet : On peut peut-être rectifier lorsqu' une date est erronée,une chose de ce genre. C'est-à-dire suggérer aux contributeurs en indiquant que c'est telle date et pas celle-ci. Évidemment on peut le faire. Je trouve que c'est très rassurant pour les usagers.

Et Wikisource, aussi, est d'un maniement exceptionnel. Là j'ai eu le cas pour Kant et pour Bergson. Je sais que lorsque, non seulement donc un auteur est dans le domaine public, mais lorsque en plus, la traduction,( pour Platon il faut que la traduction,... pour Kant il faut que la traduction soit dans le domaine public,) alors il y a une disponibilité. Il faut faire très attention parce que les délais de domaine public sont plus brefs par exemple au Canada. Ça m'est arrivé avec Bergson. Je n’ai pas pu distribuer,( il y a vraiment des réglementations), à mes étudiants, des passages de Bergson, alors que j'ai pu le faire pour Platon et pour Kant. C'était possible au Canada, ça n’était pas possible en France.

Et, là, Apollinaire vient de tomber dans le domaine public. D'ailleurs il y a une instance de Framasoft, qui s'appelle, (dont le titre est amusant, ça joue sur domaine public), ça s'appelle Romaine Lubrique, qui donc fait connaître quels sont les derniers textes. Des chansons : « L'Internationale » n'est pas encore dans le domaine public, par exemple. C'est un des derniers exemples donnés par Romaine Lubrique. Alors que « Le temps des cerises »... Bientôt...

Table ronde "Cyber-surveillance et vie privée sur Internet" au salon Geekopolis le dimanche 18 mai 2014 de 15h à 16h

29 Avril, 2014 - 18:15
Début: 18 Mai 2014 - 15:00Fin: 18 Mai 2014 - 16:00

A l’heure où d’un côté l’on s’offusque que des services de renseignements passent au crible l’ensemble de nos communications publiques ou privées mais où de l’autre des millions de gens offrent sur les réseaux sociaux leurs vie en pâture, quelle est encore la place de la vie privée dans une société numérique et où cela nous mènera-t-il ?

Une table ronde est organisée sur le sujet lors du salon Geekopolis qui aura lieu les 17/18 mai 2014, porte de Versailles, de 15h à 16h.

Y participeront :

  • Marie Duponchelle, avocate et administratrice de l'April
  • Amaëlle Guiton, auteure du livre Hackers : Au coeur de la résistance numérique, pixel du Café vie privée
  • Benjamin Bayard, membre de FDN, FDNN et LQDN
  • Marc Rees, journaliste à Next-inpact

Signez la déclaration d'utilisation de logiciels libres !

28 Avril, 2014 - 18:11

Dans le cadre des élections européennes 2014, l'April a relancé l'initiative Free Software Pact, avec le soutien de nombreuses organisations européennes. La campagne vise à sensibiliser les politiques au Logiciel Libre, en incitant les citoyens à contacter les candidats à l'élection pour les informer et leur faire prendre conscience de l'importance du logiciel libre.

Les utilisateurs de logiciels libres, particuliers et organisations, sont invités à signer la déclaration d'utilisation demandant à ce que les droits des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres soient pris en compte par le législateur, et que les pouvoirs publics encouragent l'utilisation, la production, et la diffusion de logiciels libres.

Cette déclaration d'utilisation a été proposée pour la première fois lors du lancement de l'initiative Candidats.fr en 2007, et a recueilli près de 18 000 signatures. Elle est désormais proposée au niveau européen, afin d'accueillir les soutiens de toute l'Europe.

Si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à signer la déclaration d'utilisation de logiciels libres et invitez vos proches, collègues, ... à la signer également.

Pour plus d'information, n'hésitez pas à consulter le site dédié à la déclaration d'utilisation.

Revue de presse de l'April pour la semaine 17 de l'année 2014

28 Avril, 2014 - 15:25

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 17

[Numerama] La journée contre les DRM aura lieu le 6 mai

Par Julien L., le vendredi 25 avril 2014. Extrait:
> La protestation contre les verrous numériques reprend le 6 mai. C'est en effet à cette date qu'aura lieu la journée internationale contre les DRM, ces mesures techniques de protection qui transforment certains usages en un véritable calvaire.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/29199-la-journee-contre-les-drm-aura-lieu-le-6-mai.html

[L'Informaticien] NET Mundial: une déclaration pour mettre fin à la surveillance de masse

Par Margaux Duquesne, le vendredi 25 avril 2014. Extrait:
> Le NET Mundial, organisé au Brésil, a abouti à un texte publié hier soir: il opte pour un contrôle multilatéral de l’utilisation d’Internet et condamne la surveillance de masse.
Lien vers l'article original: http://www.linformaticien.com/actualites/id/32964/net-mundial-une-declaration-pour-mettre-fin-a-la-surveillance-de-masse.aspx

Et aussi:
[Numerama] NETmundial: une belle déclaration politique sans effets concrets

[Next INpact] Accord «Open Bar»: la Défense explique son choix pour Microsoft

Par Marc Rees, le jeudi 24 avril 2014. Extrait:
> Le ministère de la Défense vient finalement d’expliquer officiellement le choix Microsoft pour l’équipement de ses postes. La socialiste Marie-Françoise Bechtel et le communiste Jean-Jacques Candelier l’avaient interrogé sur l’opportunité de ce choix, alors qu’un accord-cadre de 2009 a été reconduit en 2013 pour quatre ans avec l’éditeur de Redmond.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/87202-accord-open-bar-defense-explique-son-choix-pour-microsoft.htm

Et aussi:
[Numerama] L'arrêt du support de Windows XP alarme une sénatrice

Voir aussi:
Contrat Open Bar avec Microsoft: une défense peu convaincante de Jean-Yves le Drian
Secret Défense pour le contrat Open Bar avec Microsoft

[Silicon.fr] Heartbleed: les géants du Net au secours des projets Open Source clés

Par Jacques Cheminat, le jeudi 24 avril 2014. Extrait:
> Après avoir chacun œuvré de leur côté pour colmater la faille Heartbleed dans OpenSSL, plusieurs acteurs de l’IT ont décidé d’investir collectivement sous la bannière de la Fondation Linux dans l’amélioration et la sécurisation des logiciels Open Source.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/heartbleed-google-facebook-microsoft-financent-les-projets-open-source-cles-93970.html

Et aussi:
[atlantico] Comment Heartbleed a mis en évidence les faiblesses de l’Internet open source
[Numerama] Mozilla offre 10 000 dollars pour sécuriser Firefox 31
[usine-digitale.fr] Les géants du web tirent les leçons du fiasco Heartbleed et créent la "Core infrastructure initiative"
[Next INpact] Heartbleed: un député demande «une sécurisation maximale de la toile»
[Logitheque] Heartbleed: Passé, présent et futur d'une faille surmédiatisée

[Next INpact] Le Brésil sacralise la Neutralité du Net

Par Xavier Berne, le mercredi 23 avril 2014. Extrait:
> Les sénateurs brésiliens ont adopté hier le «Marco Civil da Internet», un projet de loi consacrant notamment la neutralité du Net. Le texte n’attend plus que la signature de la présidente, Dilma Roussef, pour être gravé dans le marbre. L'intéressée reçoit d’ailleurs à partir d’aujourd’hui et pour deux jours différents représentants de gouvernements, afin de discuter de la gouvernance d’Internet. Explications.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/87175-le-bresil-sacralise-neutralite-net.htm

[basta!] «Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché»

Par Olivier Petitjean, le mercredi 23 avril 2014. Extrait:
> Qu’y a-t-il de commun entre une coopérative, un potager partagé, un collectif de hackers ou une communauté autochtone gérant une forêt? Tous «agissent et coopèrent avec leurs pairs, de manière auto-organisée, pour satisfaire leurs besoins essentiels», explique David Bollier.
Lien vers l'article original: http://www.bastamag.net/Les-communs-nous-offrent-davantage

Et aussi:
[La Tribune] Numérique: comment la longue traîne change l'industrie

[LExpansion.com] Wikipedia: encyclopédistes 2.0

Par Julie de la Brosse, le mercredi 23 avril 2014. Extrait:
> Qui sont ces milliers de wikipédiens français, contributeurs de "l'encyclopédie libre" lancée en 2001 et devenue l'un des sites cultes de la Toile? Ils forment une fourmilière de bénévoles, passionnés, cultivés et parfois militants. Visite d'une étrange tribu avec ses lois et ses clans, ses rites et ses querelles.
Lien vers l'article original: http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/wikipedia-encyclopedistes-2-0_1510773.html

Voir aussi:
Appel à traduction et amélioration d'un nouvel article sur Wikipédia: liste des migrations vers GNU/Linux

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Vidéos de la table-ronde InterTICE 2014 : «le libre dans l'éducation»

28 Avril, 2014 - 12:17

À l’occasion du salon Intertice 2014 organisé par Canopé Versailles, l’Enuma Logiciels Libres a organisé une table ronde intitulée : « Comment appliquer la circulaire de Jean-Marc Ayrault sur le logiciel libre, en EPLE ».

Cette table ronde s’est déroulée le mercredi 12 février. Elle a réuni Isabelle Attard (Députée du Calvados, Nouvelle Donne), Guy Daroles (Chef de projet du projet OpenENT de la Région Île-de-France), Olivier Pla (Chef d’établissement), Geoffrey Gékière (Enseignant) et Rémi Boulle (Enseignant et vice-président de l’April chargé des questions d’éducation).

Les vidéos des différentes interventions sont accessibles ici : http://www.tice.ac-versailles.fr/logicielslibres/spip.php?article250.

L'Enuma logiciels libres réalise un excellent travail autour du libre éducatif et propose de nombreuses ressources de grande qualité. Il est important de le souligner. Cette structure devrait même faire école auprès des autres académies. Nous en reparlerons dans un prochain billet.

Pour rappel, voir le communiqué de presse de l'April sur la circulaire Ayrault.

Rencontres d'Ailleurs 2014

28 Avril, 2014 - 11:30
Début: 2 Mai 2014 - 12:00Fin: 4 Mai 2014 - 17:00

Les Rencontres d'Ailleurs 2014 sont un évènement autour du cinéma et de la vidéo, avec un intérêt pour les logiciels libres et les licences libres :
« Les Rencontres d'Ailleurs se déroulent dans un petit village à côté de Saint Affrique dans le Sud Aveyron. Elles commenceront officiellement le vendredi 2 mai à midi et se termineront le dimanche 4 mai en fin d'après-midi. »

Lionel Allorge y présentera l'utilisation des logiciels libres de montage vidéo utilisés à l'April.

Contrat Open Bar avec Microsoft : une défense peu convaincante de Jean-Yves le Drian

25 Avril, 2014 - 16:13

Paris, le 25 avril 2014. Communiqué de presse.

Le 22 avril 2014 Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a répondu à deux des questions écrites sur le contrat Open Bar Microsoft/Défense. Les arguments développés par le ministère de la Défense sont ainsi proches de ceux déjà entendus : il s'agit de « standardisation, de rationalisation et de mutualisation des moyens ». Les enjeux soulevés par les questions, et notamment liés à la problématique de sécurité suite aux révélations de Snowden sur l'espionnage américain, sont ainsi essentiellement ignorés par la réponse du ministère. De même, les critiques internes ne sont pas mentionnées, donnant ainsi un aspect consensuel à un dossier qui a pourtant fait polémique jusque dans les rangs des militaires.

Cette réponse du ministère est cependant l'occasion de faire le point sur le dossier, ainsi que sur les principaux soucis qu'il soulève.

Un Contrat Open Bar, sans publicité ni mise en concurrence

Commençons par noter que le ministère récuse le terme de contrat « Open Bar », arguant que « si le contrat évoque la concession de "droits d'utilisations" pour les produits Microsoft, il précise expressément que cette concession ne concerne que des quantités de produits définies par une cible préétablie de besoins ». Cependant, rappelons que de l'aveu même du ministère en 2009, dans une autre réponse à une question écrite : « Pour des raisons de simplicité, la facturation est réalisée « au poste de travail », sur la base d'un profil moyen d'utilisation des différents produits au sein du ministère. La quantité de licences contenues dans l'option d'achat (cartographie) est établie sur la base de ce profil moyen d'utilisation.» Il ne s'agit donc pas d'un nombre de licences précis, mais de la possibilité d'utiliser différents produits en fonction d'un profil, d'où l'expression d'« Open Bar ».

De plus, l'absence de publicité et de mise en concurrence sur le contrat est également évacuée. Le ministère l'annonce comme justifiée par les « conditions d'exclusivité » de la société Microsoft. Celle-ci était expliquée, dans une interview donnée à CIO Online en février 2013, comme relevant d'une tautologie : « L'attestation d'exclusivité fournie [en 2009] par Microsoft a montré que cette société est la seule habilitée à fournir les prestations demandées, dans le cadre d'une offre globale et intégrée. Le contrat a donc été passé selon la procédure de marché négocié sans publicité préalable ni mise en concurrence. »

En d'autres termes, puisque Microsoft annonce être le seul à fournir des produits Microsoft, il n'y a pas besoin de faire une mise en concurrence. Cela peut se comprendre pour une extension de licence par exemple. L'argument interpelle davantage lorsqu'il s'agit de 8 ans de contrat, avec une évolution probable des produits fournis.

Réversibilité et logiciel libre

Le ministère affirme dans sa réponse que le contrat lui donne une possibilité de réversibilité. L'April rappelle cependant que le passage au "tout-Microsoft", ainsi que la mise en place d'un centre de compétences Microsoft au sein du ministère dans un contexte de restriction budgétaire rend au contraire tout retour en arrière difficile. Le manque de maitrise du système d'information est en effet réel.

Sur le passage éventuel au logiciel libre, le ministère le récuse en arguant que si l'OTAN le préconise, les autres pays de l'Alliance ont opté pour du tout-Microsoft. Cela reprend l'argument évoqué par Patrick Bazin, le directeur central de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI), cité par le Canard enchaîné dans son édition du 17 avril 2013 comme militant pour la reconduction du contrat pour des contraintes d'« d'interopérabilité entre alliés », dans la mesure où « l'OTAN a fait le choix des solutions Microsoft pour ses postes de travail ». L'April avait alors dénoncé un argument fallacieux : l'interopérabilité consiste à pouvoir fonctionner avec l'ensemble des systèmes, et non sous l'hégémonie d'un éditeur unique. Surtout, et comme le rappelait déjà le Canard enchainé, le choix de Microsoft pour l'ensemble des logiciels de la Défense pose de graves problèmes de sécurité et de souveraineté nationale. Des experts du ministère ont ainsi rappelé que « la NSA (le plus important des services de renseignement américain, chargé de l'espionnage des télécommunications) "introduit systématiquement des portes dérobées ou backdoors" dans les logiciels exportés, ce qui rendrait dès lors le système informatique de l'armée française "susceptible d'être victime d'une intrusion de la NSA dans sa totalité" ».

Sécurité

Ces problématiques de sécurité ont été confirmées par les révélations d'Edward Snowden de juin 2013. Pourtant, la réponse du ministère n'aborde pas cette question. Pour ces problématiques de sécurité et de protection des systèmes d'information, elle affirme ainsi que :

« le ministère a adopté une approche globale de maîtrise de son système informatique en bâtissant l'ensemble de son architecture sur le postulat suivant : la confiance ne pouvant être accordée, ni aux logiciels déployés, ni, probablement, aux équipements eux-mêmes - à l'exception des logiciels et équipements gouvernementaux -, des mesures drastiques de sécurité doivent être systématiquement mises en œuvre.[...] Ainsi, dès le niveau de protection « confidentiel défense », il n'existe plus aucune connexion informatique avec l'extérieur du ministère, limitant ainsi très fortement les risques d'attaques, contrairement à toute autre structure qui, intégralement connectée à Internet, demeurerait exposée aux potentielles « failles », intentionnelles ou non, pouvant être associées à l'utilisation de produits d'un grand éditeur. »

Cependant, pour les niveaux qui ne relèvent pas du confidentiel défense, aucune solution n'est annoncée pour assurer la sécurité. Même s'il s'agit d'informations moins sensibles pour la sécurité nationale, l'absence de prise en compte du risque de présence de portes dérobées reste un vrai problème, non abordé ici.

L'absence complète de transparence

Enfin, et c'est sans doute l'un des enjeux les plus importants, la transparence sur le dossier reste quasi inexistante. La possibilité même de critiquer le contrat provient ainsi de publication de documents dans la presse, les différentes demandes de documents administratifs faites par l'April étant ainsi caviardées. On peut par exemple noter que le rapport interne sur la pertinence du choix d'un contrat « Open Bar» avec Microsoft avait été abondamment censuré, ne permettant plus de savoir que les experts du ministère y voyaient de graves problèmes de sécurité. La version complète avant cependant été publiée par le Vinvinteur.

De même, le rapport fait à la Commission des Marchés Publics de l’État était très critique sur le contrat en 20091, ce que ne mentionne d'ailleurs pas le ministère, qui se contente de signaler le rapport final de la CMPE pour 2012, sans évoquer les inquiétudes causées par le premier contrat. Une fois de plus, ce rapport sur le contrat de 2009 est connu uniquement grâce à des documents publiés par les médias.

« Nous prenons acte de cette réponse, bien qu'elle omette des questions cruciales sur la sécurité et sur les nombreuses critiques internes » conclut Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques de l'April. « Nous demandons cependant que la transparence soit faite sur le dossier : le ministère doit ainsi publier les documents mentionnés, les études d'impact débutées en 2011 et qui montrent les différents schémas contractuels envisagés, ainsi que l'avis émis le 22 octobre 2012 par la commission consultative des marchés publics, afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Car sans ces documents, comment savoir quelles sont les raisons du choix d'un Open Bar Microsoft ?»

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 3 600 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82

Appel à traduction et amélioration d'un nouvel article sur Wikipédia : liste des migrations vers GNU/Linux

23 Avril, 2014 - 12:45
Appel à traduction et amélioration d'un nouvel article sur Wikipédia : liste des migrations vers GNU/Linux

Wikipédia en anglais dispose d'une page recensant les migrations vers le libre et GNU/Linux dans les administrations, collectivités et grands groupes sur le plan mondial.

Le groupe de travail éducation de l'April a initié sa traduction en français. Il est aussi question de l'améliorer en rajoutant des exemples de migrations dans le contexte français, étayés par des sources fiables.

Une fois traduite et améliorée, cette page pourra venir enrichir Wikipédia en français, et surtout servir de base documentaire pour nos actions en faveur du libre.

N’hésitez pas y contribuer ici : http://pad.april.org/p/2Ht0yGcqCq

Un grand merci à William qui a initié ce travail et en assure le suivi !

Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2014

21 Avril, 2014 - 16:10

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 16

[Le Point] Axelle Lemaire veut "rétablir un Internet qui garantit les libertés fondamentales"

Par la rédaction, le vendredi 18 avril 2014. Extrait:
> Entretien avec la nouvelle secrétaire d'État au Numérique, qui détaille pour la première fois la politique qu'elle entend mener au gouvernement.
Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/axelle-lemaire-veut-retablir-un-internet-qui-garantit-les-libertes-fondamentales-18-04-2014-1814411_506.php

Et aussi:
[Le Figaro.fr] Numérique: Lemaire veut "un Internet ouvert"
[ZDNet] Open data: un rapport du Sénat veut l’encadrer sinon l’étouffer

[Numerama] Des graines open-source pour jardiner librement

Par Guillaume Champeau, le vendredi 18 avril 2014. Extrait:
> Aux Etats-Unis, des universitaires ont conçu l'Open Source Seed Initiative, une organisation qui vise à distribuer des graines libres d'utilisation et de reproduction, sur le modèle des licences Creative Commons.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/29144-des-graines-open-source-pour-jardiner-librement.html

[Le Huffington Post] Quelles répercussions politiques pour la faille Heartbleed?

Par Marc Thiriez, le jeudi 17 avril 2014. Extrait:
> La faille de sécurité Heartbleed liée à la technologie OpenSSL va-t-elle prendre une dimension politique? Considérée déjà comme une des plus importantes failles de sécurité de l'histoire (deux serveurs sur trois seraient concernés selon The Verge), Bloomberg révélait que la NSA, au courant depuis deux ans de l'existence de la faille de sécurité, aurait gardé l'information sous silence en utilisant Heartbleed pour collecter des informations sensibles. D'autres États, aux intentions plus agressives que les États-Unis, ont pu faire de même
Lien vers l'article original: http://www.huffingtonpost.fr/marc-thiriez/quelles-repercussions-politiques-pour-la-faille-heartbleed-_b_5158431.html

Et aussi:
[ZDNet] Le logiciel libre est de meilleure qualité que le code propriétaire, estime Coverity
[01netPro.] Peut-on sécuriser l'open-source?

Voir aussi:
HeartBleed: une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre!

[Le Monde.fr] Il pourrait changer la face de l'Europe: le traité transatlantique décodé

Par Maxime Vaudano, le mardi 15 avril 2014. Extrait:
> Le traité TAFTA, négocié dans le secret par Bruxelles et Washington, a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/il-pourrait-changer-la-face-de-l-europe-le-traite-transatlantique-decode_4399476_4355770.html

[infoDSI] Open Source: l’Etat joue le jeu

Par Damien Clochard, le mardi 15 avril 2014. Extrait:
> La DISIC vient de publier la dernière version du SILL (Socle Interministériel de Logiciels Libres) émettant des recommandations sur l'usage des logiciels libres au sein des ministères. Force est de constater que depuis la circulaire Ayrault de 2012, le passage au logiciel libre s’est accéléré. Non seulement l’Etat adopte des solutions libres, mais il contribue à leur développement pour le bénéfice des communautés mais aussi des autres institutions : un cercle vertueux qui bénéficie aussi à l’écosystème des sociétés de service informatique.
Lien vers l'article original: http://www.infodsi.com/articles/147820/open-source-etat-joue-jeu-damien-clochard-directeur-operations-dalibo.html

[PC INpact] Œuvres orphelines, restrictions d’accès et œuvres libres: les réactions

Par Marc Rees, le lundi 14 avril 2014. Extrait:
> Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique poursuit sa mission sur les œuvres orphelines. Et pour cause, d'ici la fin de l'année, la France devra transposer comme les autres pays membres une directive sur ce sujet. Au ministère de la Culture, le CSPLA a rédigé un questionnaire interne où il se demande s’il faut ou non prévoir des restrictions d'accès sur ces œuvres. Il soulève aussi la question des oeuvres libres. Next INpact a recueilli les réactions de l'Aful, l'April et SavoirCom1 sur ces deux thèmes.
Lien vers l'article original: http://www.pcinpact.com/news/86925-%C5%93uvres-orphelines-restrictions-d-acces-et-%C5%93uvres-libres-reactions.htm

[Numerama] Le CSA dresse la liste de ce qu'il veut contrôler sur Internet

Par Guillaume Champeau, le lundi 14 avril 2014. Extrait:
> Dans son rapport annuel, le CSA dresse la liste des domaines d'expressions dans lesquels il entend pouvoir exercer un droit de regard et de censure sur Internet.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/29080-le-csa-dresse-la-liste-de-ce-qu-il-veut-controler-sur-internet.html

Et aussi:
[PC INpact] Comment le CSA veut faire de l’Internet une brique de l’audiovisuel
[PC INpact] Hadopi: «le maintien de la réponse graduée est acté» chez Aurélie Filippetti

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Offre d'emploi poste d'assistant(e) de direction (avril 2014)

18 Avril, 2014 - 16:43

L'April, association de promotion et de défense du Logiciel Libre en France et en Europe, recherche un(e) assistant(e) de direction pour prendre la suite d'Aurélia Gilardi, actuelle assistante de direction qui quittera prochainement son poste, après trois années passées au sein de l'April. Aurélia assurera le passage de témoin. Annonce mise en ligne le 18 avril 2014.

Description du poste :

Sous la direction du délégué général de l'association :

  • assurer la gestion (administrative et humaine) des adhérents (contact régulier avec les adhérents, suivi de leur cotisation…)
  • gérer le suivi et l'organisation du planning et des déplacements
  • participer à l'organisation d'évènements
  • intervenir comme support au développement de l'association
  • participer avec les bénévoles actifs au suivi, coordination, accompagnement des groupes de travail
  • assurer le secrétariat, la gestion comptable et l'organisation administrative de l'association

Compétences requises :

  • qualités relationnelles, sens du contact
  • qualités organisationnelles
  • qualités rédactionnelles
  • bonne maîtrise informatique et internet, si possible logiciels libres
  • esprit d'initiative, autonomie

Profil souhaité :

Le poste convient à une personne autonome, rigoureuse, ayant des qualités relationnelles et organisationnelles. Le salarié devra faire preuve de créativité et avoir le sens de l'initiative.

Études : une formation d'assistant de direction serait souhaitée mais plus que la formation ce sont les qualités personnelles du candidat qui seront évaluées.

Informatique : utilisation des outils bureautiques - maîtrise des outils libres appréciée.

Une bonne connaissance de l'anglais serait appréciée.

Travail occasionnel certains week-end.

Type de contrat : CDI temps-plein (temps-partiel éventuel)

Secteur d'activité : informatique/logiciel libre

Début du contrat :

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Localisation du poste : 44/46 rue de l'Ouest Paris 75014

Salaire : selon profil

Merci d'envoyer vos CV et lettre de motivation (dans un format ouvert1) par courriel.

Secret Défense pour le contrat Open Bar avec Microsoft

17 Avril, 2014 - 11:39

L'April a reçu début avril 2014 la réponse du ministère de la Défense à sa demande de documents administratifs de février 2014. Des trois documents demandés, l'un a été fourni caviardé1, le deuxième n'existerait pas et le troisième non transmis au nom du secret défense. L'April regrette l'opacité, une fois de plus, sur cette affaire.

Pour rappel, l'accord-cadre dit « Open Bar » Microsoft/Défense, passé en 2009 et renouvelé en 2013 sans appel d'offres ni mise en concurrence, permet au ministère de la Défense, pendant toute la durée du marché (4 ans), un droit d’usage d’un certain nombre de produits Microsoft et de services associés. Il a été signé malgré de nombreux avis défavorables, au prix de nombreux abandons des principes relatifs aux achats publics et dans le plus grand secret.

L'April a demandé à de nombreuses reprises la transparence sur cette affaire : elle a ainsi écrit au ministère de la Défense en mai 2013, sans réponse à ce jour, mais aussi fait plusieurs demandes de documents administratifs. Ces demandes successives (février 2013, septembre2013, décembre 2013 et février 2014) ont permis d'obtenir certains documents, malheureusement souvent partiellement censurés.

Il n'en reste pas moins que ces demande de documents sont le seul moyen d'obtenir des informations sur ce contrat, le ministère restant muet sur le sujet, y compris en laissant sans réponse des questions parlementaires (quatre à ce jour).

Les documents relatifs à notre dernière demande viennent donc de nous parvenir. Nous avons ainsi reçu le DC4 du contrat de renouvellement, c'est-à-dire la déclaration de sous-traitance du contrat (avec une sous-traitance de Microsoft Irlande, signataire de l'accord-cadre, à Microsoft France2). En revanche, la présentation de la DIRISI faite au comité des achats pour justifier le renouvellement du contrat en 2013 ne nous a pas été transmise, car « elle n'a pas donné lieu à d'écrits ». Enfin, le compte-rendu et le relevé de décision du comité ministériel d'investissement sur le renouvellement du contrat nous a été refusé car « classifié au titre du secret de la défense nationale et par conséquent non communicable ».

S'il peut être étonnant que les décisions d'investissement de la Défense sur les postes non critiques relève du secret défense, l'April regrette surtout l'opacité complète qui continue de régner sur le sujet. S'il est clair aujourd'hui que le choix de Microsoft est avant tout une décision politique, l'assumer et répondre aux questions pressantes en termes de sécurité des systèmes d'information de la défense devient crucial.

  • 1. Caviarder un document revient à expurger/censurer certains passages en les recouvrant de noir par exemple
  • 2. La sous-traitance porte uniquement sur les services associés de l'accord-cadre. Microsoft Irlande récupère donc toujours directement la partie licences. Pour le précédent accord-cadre la répartition était d'environ 85% pour les licences et 15% pour les services. On peut supposer que c'est sans doute la même chose avec le nouvel accord-cadre.

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