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L'April a pour objectifs de promouvoir et défendre le logiciel libre et ses acteurs.
Mis à jour : il y a 2 heures 34 min

Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015)

12 Juin, 2015 - 10:33
Début: 4 Juillet 2015 - 00:00Fin: 10 Juillet 2015 - 00:00

Les Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) sont un cycle non commercial de conférences, tables rondes et ateliers pratiques autour du Logiciel Libre et de ses usages. L’objectif est de fournir un lieu d’échange entre utilisateurs, développeurs et acteurs du Logiciel Libre.

L’accès aux RMLL est gratuit et ouvert à toutes et à tous. Les RMLL sont organisées cette année à Beauvais du 4 au 10 juillet 2015.

L'April tiendra un stand et donnera des conférences. Si vous avez des disponibilités, vous pouvez venir nous aider à tenir le stand quelques heures, merci de vous inscrire sur le wiki.

Pour toutes les informations pratiques et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de l'événement

April Camp du 19 au 21 juin 2015 à Toulouse (et à distance)

11 Juin, 2015 - 11:51
Début: 19 Juin 2015 - 18:30Fin: 21 Juin 2015 - 18:30 April Camp du 19 au 21 juin 2015 à Toulouse (et à distance)

La prochaine édition de l'« April Camp » aura lieu du vendredi 19 juin 2015 18 h 30 au dimanche 21 juin 2015 au soir.

Cet April Camp aura lieu dans les locaux de la société Ekito au 15 rue Gabriel Péri, 31000 Toulouse. Ekito met gracieusement ses locaux à notre disposition, nous les en remercions chaleureusement. Des outils pour participer en ligne seront également disponibles.

N'hésitez pas à vous inscrire, à proposer des thèmes de travail, à juste passer nous voir. Le vendredi 19 juin vers 18h30/19h un petit apéro sera organisé. Et un autre samedi vers 19h00 également. Pour vous inscrire, proposer des thèmes de travail, connaitre le programme rendez-vous sur le pad.

Rappel sur ce qu'est un « April Camp » :

L'idée d'un « April Camp » est de se réunir pendant plus de deux jours entre adhérents et soutiens de l'April pour faire avancer des projets en cours, lancer de nouveaux projets. Les projets peuvent être de nature technique, des outils de communication, etc. Chacun est invité à participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

L'« April Camp » a lieu physiquement à un endroit (jour et nuit si nécessaire), mais également en ligne. Des outils pour participer en ligne sont disponibles : IRC, Pads, pont téléphonique, serveur de voix sur IP.

Report du vote sur le rapport TTIP : vers ACTA 2.0 ?

10 Juin, 2015 - 10:16

Le débat et le vote sur le rapport TAFTA/TTIP1 du 10 juin 2015 ont finalement été reportés sine die par la présidence du Parlement européen. Selon certains eurodéputés interviewés par les médias2, ce report serait dû à des dissensions internes dans les différents partis, et à une opposition croissante à TAFTA/TTIP, en particulier au mécanisme de règlement des différends (ISDS) qu'il met en place.

L'April, qui avait appelé au rejet de ce rapport, se réjouit de cette victoire provisoire, signe d'une prise de conscience par les eurodéputés du danger de l'accord TTIP. Tout ceci n'est pas sans rappeler le combat contre ACTA, un autre accord commercial entre l'Europe et les États-Unis. L'April appelle les eurodéputés à refuser clairement et une bonne fois pour toute ce type d'accord et demande à l'Union européenne l'arrêt complet des négociations.

Revue de presse de l'April pour la semaine 23 de l'année 2015

8 Juin, 2015 - 17:21

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 23

[Slate.fr] Voici à quoi ressemble l'Internet d'un hyper prudent

Par Juliette Harau, le jeudi 4 juin 2015. Extrait:
> La loi sur le renseignement fait craindre pour la protection de la vie privée. Mais les risques existent déjà, et certains s'en protègent mieux que vous.
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/101631/internet-hyper-prudent

Et aussi:
[L'OBS] Rencontre avec un «hyper prudent» de l’Internet

[Ars Technica] WikiLeaks releases secret TISA docs: The more evil sibling of TTIP and TPP

Par Glyn Moody, le mercredi 3 juin 2015. Extrait:
> (le nouvel accord qui paralyse encore plus les gouvernements et citoyens) The new agreement that would hamstring governments and citizens even further.
Lien vers l'article original: http://arstechnica.co.uk/tech-policy/2015/06/wikileaks-releases-secret-tisa-docs-the-more-evil-sibling-of-ttip-and-tpp

Et aussi:
[Libération.fr] Tafta: la France envoie ses (nouvelles) conditions à Bruxelles
[LeMonde.fr] Tribunaux d’arbitrage: la France présente ses propositions à Bruxelles

Voir aussi:
TAFTA/TTIP: la France propose un emplâtre sur une jambe de bois
TiSA: l'accord commercial qui interdirait la priorité au Logiciel Libre

[Archimag] Wikibuilding: et si Paris se réinventait en mode wiki et open source?

Par Clémence Jost, le mercredi 3 juin 2015. Extrait:
> Wikibuilding a été conçu dans le cadre de l'appel à projets "Réinventer Paris", lancé par la Ville de Paris en 2014. Encré dans le numérique, il imagine une urbanité augmentée, au croisement de l'open source et du wiki.
Lien vers l'article original: http://www.archimag.com/vie-numerique/2015/06/03/wikibuilding-paris-wiki-open-source

[Next INpact] Loi Renseignement: la lutte contre la contrefaçon pourrait justifier la surveillance

Par Marc Rees, le mercredi 3 juin 2015. Extrait:
> Lors des débats autour du projet de loi sur le renseignement, le sénateur Jean-Pierre Sueur a expliqué en creux que la lutte contre la contrefaçon pourrait autoriser le déploiement des outils de surveillance programmé par ce texte. Les débats se poursuivent actuellement jusqu'au 9 juin (on pourra suivre ici notre live tweet).
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/95309-loi-renseignement-lutte-contre-contrefacon-pourrait-justifier-surveillance.htm

Et aussi:
[Next INpact] Loi Renseignement: des faux positifs, des atteintes aux libertés? Pas grave!

Voir aussi:
Projet de loi renseignement: manifestation le 8 juin, vote au Sénat le 9 juin. Agissons.

[ZDNet] La Disic veut améliorer la politique publique du logiciel libre, les éditeurs propriétaires grincent

Par Thierry Noisette, le dimanche 31 mai 2015. Extrait:
> La Direction interministérielle des SI de l’État souhaite avancer dans la voie tracée depuis 2012, entre autres en permettant à des agents de contribuer à du logiciel libre sur leur temps de travail. Chez les éditeurs de logiciels propriétaires, on "s'insurge".
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/la-disic-veut-ameliorer-la-politique-publique-du-logiciel-libre-les-editeurs-proprietaires-grincent-39820036.htm

Et aussi:
[Silicon.fr] RGI v2: la guerre de religion Microsoft – Open Source ravivée

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Projet de loi renseignement : manifestation le 8 juin, vote au Sénat le 9 juin. Agissons.

5 Juin, 2015 - 16:44

Trois jours (3 au 5 juin 2015) de discussions et de votes au Sénat sur le projet de loi relatif au renseignement n'ont pas permis de l'amender suffisamment pour le rendre acceptable, loin de là. L'April appelle chacun à se mobiliser contre la surveillance de masse en contactant les sénateurs et en participant aux divers rassemblements qui sont organisés.

Le Sénat votera sur l'ensemble du texte le 9 juin 2015. L'April encourage tous les citoyens à contacter les sénateurs afin de leur expliquer les nombreux dangers de ce texte et leur demander de voter contre son adoption.

Un rassemblement est organisé à Paris le lundi 8 juin 2015 à partir de 18h, place de la République. Amplifions la mobilisation. Si nous sommes plus nombreux que lors des précédents rassemblements, nous serons d'autant plus efficaces.

Pour en savoir plus et pour agir sur le projet de loi consultez le site Sous-Surveillance.fr.

Manifestations contre TAFTA à Strasbourg les 9 et 10 juin 2015

5 Juin, 2015 - 14:26
Début: 9 Juin 2015 - 10:30Fin: 10 Juin 2015 - 11:30

Le mercredi 10 juin 2015, le Parlement européen vote une résolution au sujet de TAFTA, accord commercial entre l'Europe et les États-Unis actuellement en cours de négociations. Après de nombreux débats, et malgré l'opposition de plusieurs commissions du Parlement européen, c'est finalement un texte dangereux pour nos libertés qui va être proposé au vote des eurodéputés.

De nombreuses associations organisent des manifestations contre TAFTA les mardi 9 et mercredi 10 juin à Strasbourg, devant le Parlement européen. L'April invite tous ceux qui le peuvent à s'y joindre afin d'exprimer notre opposition.

Les manifestations auront lieu

  • le mardi 9 juin à partir de 10h30 et toute la matinée devant le Parlement européen
  • le mercredi 10 juin à partir de 8h30 (le vote devrait avoir lieu vers 11h)

Si vous souhaitez contribuer à ces actions (hébergement militant à Strasbourg, relais local des actions, participation à l'organisation..), n'hésitez pas à envoyer un message au collectif Stop TAFTA.

TAFTA/TTIP : la France propose un emplâtre sur une jambe de bois

3 Juin, 2015 - 17:21

Le 2 juin 2015, Mathias Fekl, secrétaire d'État au commerce extérieur, a présenté les propositions de la France pour une réforme des mécanismes de règlement des différends dans les accords internationaux (TAFTA, CETA1) actuellement en cours de négociations. L'April regrette qu'une fois de plus, l'existence de ces mécanismes, pourtant inutile, n'est pas remise en cause.

Les propositions développées par M. Fekl sont globalement positives en elles-mêmes. Cependant, elles ne résolvent pas le problème en lui-même, à savoir l'existence de cours d'arbitrage privées. Ces cours ne sont pas utiles et présentent en revanche de nombreux dangers tant pour les citoyens que pour le respect du droit.

Pour plus d'information sur la proposition de M. Fekl et les problèmes qu'elle ne résout pas, vous pouvez consulter l'analyse du collectif Stop Tafta.

TiSA: l'accord commercial qui interdirait la priorité au Logiciel Libre

3 Juin, 2015 - 15:54

Le 27 mai 2015, une nouvelle version fuitée de TiSA (Trade in Services Agreement, Accord sur le commerce des services) a été publiée. TiSA est un accord commercial international actuellement négocié en secret par 5O pays, dont l'UE et les États-Unis. Dans cette version, un article empêche explicitement un État de donner la priorité au logiciel libre. L'April dénonce ce texte et appelle les gouvernements européens à rejeter ces négociations dangereuses et opaques.

L'article en question affirme clairement que demander du logiciel libre ne serait pas autorisé :

Article 6: [JP propose; CO oppose: Transfer or Access to Source Code

1. No Party may require the transfer of, or access to, source code of software owned by a person of another Party, as a condition of providing services related to such software in its territory.

2. For purposes of this Article, software subject to paragraph 1 is limited to mass-market software, and does not include software used for critical infrastructure.]

traduction par nos soins :

Article 6: [JP propose, CO s'oppose: transfert ou accès au code source

1. Les Parties ne pourront exiger le transfert, ou l'accès, au code source d'un logiciel appartenant à une entité d'une autre Partie, comme condition pour fournir des services liés à un tel logiciel sur son territoire.

2. Pour les besoins de cet article, les logiciels du paragraphe 1 sont limités aux logiciels du marché grand public, et n'incluent pas les logiciels utilisés pour des infrastructures critiques.]

Cette disposition est proposée par le Japon, la Colombie s'y oppose, et il n'y a pas de précision sur la position des autres pays pour le moment. Cependant, cela va à l'encontre du mouvement en faveur du logiciel libre dans de nombreux pays, dont la France et l'Italie. L'adoption d'un tel texte serait un recul dangereux pour l'interopérabilité, la pérennité des données, et l'indépendance, sans fournir d'avantage clair en termes de commerce international. L'April demande donc le retrait de ces phrases, et s'interroge : pourquoi ont-elles été ajoutées, et qui l'a demandé?

Pour plus d'information sur l'accord secret TiSA, vous pouvez consulter l'article sur le site de l'EFF (en anglais).

Lettre d'information publique de l'April du 1er juin 2015

3 Juin, 2015 - 10:05

Bonjour,

Le projet de loi renseignement est discuté au Sénat à partir du 2 juin. Il ne reste que quelques heures pour s'informer, agir et faire barrage à ce projet de loi.

Du côté européen, la Cour de justice de l'Union européenne a validé le paquet « brevet unitaire » malgré les risques qu'il présente. Et la commission commerce international du Parlement européen a voté un rapport sur TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement/Area - Zone transatlantique de libre-échange) qui ne remet pas en cause le principe du règlement des différends.

En France, la DISIC (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication de l'État) souhaite renforcer et étendre la stratégie publique en matière de logiciel libre. C'est une bonne nouvelle si les moyens suffisants à la mise en œuvre de cette stratégie seront bien alloués.

Les DRM (« menottes numériques ») continuent de nous pourrir la vie. Nous proposons une vidéo sur la question des livres électroniques et des DRM, que nous vous encourageons à la diffuser largement.

La lettre publique est également l'occasion de prendre connaissance des nouvelles de l'April, et de lire la transcription d'une conférence de Xavier Mouton-Dubosc « Le cloud. Libertés, avantages et gros problèmes ».

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Le Sénat doit rejeter le projet de loi renseignement ! Agissons !

Le projet de loi renseignement entre désormais en discussion au Sénat. L'April encourage tous les citoyens à contacter les sénateurs d'ici le 2 juin 2015, afin de leur rappeler les nombreux dangers de ce texte et leur demander de voter contre son adoption.

La DISIC souhaite s'inspirer de l'exemple du logiciel libre

Jacques Marzin, directeur de la DISIC (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication de l'État), souhaite renforcer et étendre la stratégie publique en matière de logiciel libre. L'April se réjouit de cette volonté et encourage le gouvernement à donner à la DISIC les moyens nécessaires à la mise en œuvre de cette stratégie.

toc_collapse=0; Sommaire 
  1. Le Sénat doit rejeter le projet de loi renseignement ! Agissons !
  2. La DISIC souhaite s'inspirer de l'exemple du logiciel libre
  3. Dossiers, campagnes et projets
    1. Un livre électronique verrouillé par un DRM ne peut être comparé à un livre imprimé (vidéo)
    2. Brevet unitaire : la Cour de Justice ouvre la porte aux brevets logiciels
    3. Le comité INTA du Parlement européen soutient l'ISDS dans le TTIP
    4. Nouvelles de l'April Avril/Mai 2015
    5. Transcription de la conférence « Le cloud. Libertés, avantages et gros problèmes »
  4. Médias
    1. Revue de presse
  5. Conférences, événements
    1. Événements à venir
    2. Événements passés
  6. Vie associative
    1. Revue hebdomadaire
    2. Adhésions
  7. Soutenir l'association
  8. Rejoindre l'association à titre individuel
  9. Rejoindre l'association en tant que personne morale
  10. Archives
Dossiers, campagnes et projets Un livre électronique verrouillé par un DRM ne peut être comparé à un livre imprimé (vidéo)

Dans le cadre de la Journée internationale contre les DRM (« menottes numériques ») le 6 mai 2015 l'April a proposé une vidéo sur la question des livres électroniques et des DRM. Nous vous encourageons à la diffuser largement.

Brevet unitaire : la Cour de Justice ouvre la porte aux brevets logiciels

Le 5 mai 2015, la Cour de justice de l'Union européenne a rendu ses arrêts sur les deux recours déposés par l'Espagne contre le brevet unitaire. Sans surprise, la Cour a suivi les conclusions de l'avocat général Bot et a validé l'ensemble du paquet, malgré les dangers qu'il présente.

Le comité INTA du Parlement européen soutient l'ISDS dans le TTIP

Le 28 mai 2015, la commission commerce international (INTA) du Parlement européen a voté un rapport en faveur d'une version légèrement amendée du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP, Transatlantic Trade and Investment Partneship), mais qui ne remet pas en cause le principe du règlement des différends.

Nouvelles de l'April Avril/Mai 2015

Découvrez les nouvelles de l'April dans un enregistrement audio, de 13 minutes, réalisé lors du dernier apéro. La transcription est disponible.

Transcription de la conférence « Le cloud. Libertés, avantages et gros problèmes »

Le groupe Transcriptions a publié la transcription de la conférence « Le cloud. Avantages, libertés et gros problèmes », de Xavier Mouton-Dubosc, donnée au Capitole du Libre (Toulouse) en novembre 2014.

Médias Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais diffusée également chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org. Il est repris chaque semaine dans l'émission Divergence numérique qui est diffusée sur Divergence FM, Radio Escapade, Radio Larzac. Le podcast est également diffusé sur Radio Ici&Maintenant et Radio Au fil de l'eau.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements Événements à venir Événements passés Vie associative Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 7 mai 2015, la synthèse de la revue du 15 mai 2015, la synthèse de la revue du 22 mai 2015, la synthèse de la revue du 29 mai 2015.

Adhésions

Au 1er juin 2015, l'association compte 4 216 adhérents (3 806 personnes physiques, 410 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

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Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

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Revue de presse de l'April pour la semaine 22 de l'année 2015

1 Juin, 2015 - 19:34

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 22

[Slate.fr] Fabriquer des produits en open source, une révolution prometteuse

Par Chisato Goya, le mardi 26 mai 2015. Extrait:
> L'open source permet aussi de développer des produits physiques. Mais le matériel libre doit relever encore quelques défis avant de vraiment se démocratiser.
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/101667/avenir-prometteur-open-source-hardware

[Numerama] Jean Zay, un défenseur du domaine public au Panthéon

Par Guillaume Champeau, le mercredi 27 mai 2015. Extrait:
> Entré au Panthéon ce mercredi pour ses faits de résistance pendant la seconde guerre mondiale, Jean Zay avait proposé, lorsqu'il était ministre de l'éducation et des beaux arts, une loi sur le droit d'auteur qui aurait permis d'enrichir plus rapidement le domaine public et les auteurs, au seul détriment des éditeurs. La guerre aura enterré son idée.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/33228-jean-zay-un-defenseur-du-domaine-public-au-pantheon.html

Et aussi:
[Next INpact] Loi Création: Fleur Pellerin ne veut pas de définition positive du domaine public
[Next INpact] Loi Création: la transparence des flux Copie Privée a sauté

[Le Monde.fr] Traité transatlantique: feu vert partiel du Parlement européen

Par Cécile Ducourtieux, le jeudi 28 mai 2015. Extrait:
> L'accord de libre-échange en cours de négociation entre Européens et Américains a été approuvé en commission. Un dixième round est prévu dans le courant du mois de juillet.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/28/traite-transatlantique-feu-vert-partiel-du-parlement-europeen_4642813_3234.html

Voir aussi:
Le comité INTA du Parlement européen soutient l'ISDS dans le TTIP

[Les Echos] Informatique: les éditeurs américains mis à l’écart par l’administration

Par Sandrine Cassini, le jeudi 28 mai 2015. Extrait:
> Plusieurs démarches de l’administration excluent les éditeurs étrangers de logiciels, en particulier Microsoft.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/02197291550-les-editeurs-americains-mis-a-lecart-par-ladministration-1123244.php

[Le Monde.fr] Adblock Plus remporte une victoire judiciaire en Allemagne

Par Cécile Boutelet, le jeudi 28 mai 2015. Extrait:
> Un tribunal de Munich a jugé que le bloqueur de publicité n’était pas une entrave à la concurrence.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/05/28/adblock-plus-remporte-une-victoire-judiciaire-en-allemagne_4642162_4408996.html

Et aussi:
[francetv info] Le logiciel Adblock Plus n'entrave pas les règles de la concurrence, selon la justice allemande

[ZDNet France] "Alerte enlèvement" - Mandriva a disparu...

Par Louis Adam, le mercredi 27 mai 2015. Extrait:
> La société française Mandriva, qui éditait la distribution Linux éponyme, serait en train de fermer ses portes. Le site est actuellement hors ligne et selon societe.com, l’entreprise est en liquidation.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/alerte-enlevement-mandriva-a-disparu-39819846.htm

Et aussi:
* [Developpez.com] Open source: la société française Mandriva ferme ses portes, après 16 ans consacrés à la promotion de Linux sur le Desktop

[L'avenir] Windows, Mac OS, Android: des logiciels malveillants, tranche le pape du logiciel libre

Par Georges Lekeu, le mardi 26 mai 2015. Extrait:
> Institutionnalisés par les plus grands, les «malwares» gouvernent notre vie numérique et bafouent nos droits, estime Richard Stallman, le père du système d’exploitation libre GNU.
Lien vers l'article original: http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150526_00655078

Et aussi:
[MacGeneration] Pour Richard Stallman, OS X et iOS sont des malwares
[übergizmo] Pour le «créateur» de Linux, Windows, OS X, iOS et Android sont des malwares

[Next INpact] Le fisc rechigne à révéler le code source de ses logiciels

Par Marc Rees, le lundi 25 mai 2015. Extrait:
> En mars dernier, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) estimait que le code source du logiciel servant au calcul de l’impôt sur le revenu était communicable aux citoyens. Sacrée nouvelle! Cependant, trois mois plus tard, cette libération a visiblement beaucoup de mal à percer les murs épais de Bercy.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/95159-le-fisc-rechigne-a-reveler-code-source-ses-logiciels.htm

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Le comité INTA du Parlement européen soutient l'ISDS dans le TTIP

28 Mai, 2015 - 14:38

Le 28 mai 2015, la commission commerce international (INTA) du Parlement européen a voté un rapport en faveur d'une version légèrement amendée du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP, Transatlantic Trade and Investment Partneship)1.

Malgré l'opposition de 5 commissions du Parlement européen, dont la puissante commission des affaires juridiques (JURI), les eurodéputés ont semblé trouver suffisantes les vagues promesses de la Commission, comme quoi l'organisation des cours d'arbitrage, et non le principe du réglement des différends, serait modifiée.

L'April regrette profondément que la commission INTA n'ait pas suivi les autres commisisons en demandant la rupture des négociations antidémocratiques sur TAFTA et le TTIP.

Le rapport devrait être discuté en assemblée plénière en juin. L'opinion du Parlement européen n'est pas légalement contraignante pour les négociateurs.

INTA Committee in the European Parliament Backs ISDS in TTIP

28 Mai, 2015 - 12:48

On May 28, 2015, the International Trade (INTA) committee of the European Parliament voted a report in favor of a slightly amended Transatlantic Trade International Partneship (TTIP)1. Despite opposition from 5 committees in the European Parliament, including the powerful legal affairs (JURI) ones, the MEPs seemed to find the vague promises from the Commission that TTIP would be lightly modified by changing the organisation of the court, but not the principle of the ISDS itself, sufficient.

April deeply regrets that the INTA committee did not follow the steps of other committee by asking for an end to the antidemocratic negociations on TAFTA and TTIP.

The report should be discussed in plenary in June. The opinion of the European Parliament is not binding for the negociators.

Participation de l'April à la journée « Liberté numérique – Logiciels libres, Entreprises et Collectivités » (2 juin 2015, Beauvais)

28 Mai, 2015 - 10:03
Début: 2 Juin 2015 - 09:00Fin: 2 Juin 2015 - 18:00

L'April participera à la journée professionnelle de conférences-débats sur le thème : « Liberté numérique – Logiciels libres, Entreprises et Collectivités » organisée par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de l'Oise mardi 02 juin 2015 à Beauvais de 9h à 18h.

Marie Duponchelle, avocate et membre du conseil d'administration de l'April, interviendra dans la table-ronde « Les logiciels libres au service des administrations et des collectivités » de 10h30 à 12h30.

Présence de l'April à l'Ubuntu Party de Paris les 30 et 31 mai 2015

28 Mai, 2015 - 09:51
Début: 30 Mai 2015 - 00:00Fin: 31 Mai 2015 - 00:00

L'April sera présente à l'Ubuntu Party de Paris les 30 et 31 mai 2015 et tiendra un stand à destination des visiteurs. L'Ubuntu Party se déroule au Carrefour numérique (niveau -1) de la Cité des science et de l’industrie, 30 Avenue Corentin Cariou, 75019 Paris.

L'April donnera également trois conférences :

  • Lionel Allorge : "Photographie libre", samedi 30 mai de 11h à 12h, salle Atelier
  • Véronique Bonnet : "Éthique du Libre, une lecture philosophique", dimanche 31 mai de 12h45 à 13h45, salle Agora
  • Lionel Allorge : "Éditer une interview vidéo avec des logiciels libres", dimanche 31 mai de 15h15 à 16h15, salle Atelier

Nous avons besoin d'aide pour animer notre stand. Vous pouvez signaler votre disponibilité en vous inscrivant sur le wiki.

Le Sénat doit rejeter le projet de loi renseignement ! Agissons !

27 Mai, 2015 - 16:30

Le mardi 5 mai 2015, l'Assemblée nationale avait voté en première lecture en faveur du projet de loi renseignement. Par 438 voix pour, 86 contre et 42 abstentions1, les députés avaient donc cédé à la logique de surveillance généralisée. Le projet de loi est désormais discuté au Sénat, l'April encourage tous les citoyens à contacter leurs sénateurs d'ici au 2 juin 2015, afin de leur expliquer les nombreux dangers de ce texte et leur demander de voter contre son adoption.

Pour en savoir plus et pour agir sur le projet de loi consultez le site Sous-Surveillance.fr.

Nouvelles de l'April Avril/Mai 2015

26 Mai, 2015 - 13:19


Titre : Nouvelles de l'April
Intervenants : Luc Fievet, Jean-Christophe Becquet, Marie Duponchelle, Laurent Costy, Christian Momon, Laurent Guerby, Magali Garnero
Date : Avril/Mai 2015
Durée : 13 min 12
Lien vers l'audio.

Transcription

Luc Fievet : Les nouvelles de l'April bonjour. J'ai deux micros puisque nous allons faire des interviews un peu sur le vif. Ce week-end on a une réunion de CA, c'est-à-dire qu'on passe tout le week-end, en réunions, à discuter de tas de choses, et évidemment, on invite les membres qui peuvent venir, le soir, à un apéro, pour discuter, boire des coups, des trucs comme ça. Donc ce qui explique qu'il y a beaucoup de monde derrière et on va aller solliciter un certain nombre de personnes, de membres, et de membres du CA de l'April, pour faire un petit peu le tour de l'actualité. Jean-Christophe bonjour, tu es le nouveau président de l'April.

Jean-Christophe Becquet : Oui. Bonjour.

Luc : Tu vas nous parler un petit peu de ce qui s'est passé récemment, dans la galaxie April, dans tout ce qui nous entoure, les sujets. Il y a déjà un truc qu'on a signé qui était lié à la Journée de Libération des Documents.

Jean-Christophe : Oui, effectivement, l'April a signé la Journée de Libération des Documents1 parce que ça parle de formats ouverts et donc c'est lié avec le Logiciel Libre. On a jugé important de soutenir cette initiative de la Document Foundation.

Luc : Autre événement récent c'est la campagne Pacte du Logiciel Libre.

Jean-Christophe : Oui, la campagne Pacte du Logiciel Libre2, qui appelle nos membres à interpeller les candidats aux élections sur la signature du Pacte du Logiciel Libre. On a reconduit cette initiative pour les Départementales, avec quelques signataires parmi lesquels certains élus. L’avantage c'est qu'ensuite ça nous donne des relais qui vont être plus sensibles à nos positions et qui vont pouvoir les défendre dans les différentes institutions, aux différents échelons administratifs. Donc là il s'agit des conseils départementaux.

Luc : Cette année c'était quand même une petite configuration.

Jean-Christophe : Une petite campagne, en partie due au petit succès et à la petite mobilisation citoyenne autour des élections départementales. Ce qui est certain c'est que candidats.fr est une initiative récurrente à l'April et qu'on recommence, à la fin de l'année, pour les Régionales dont on espère que ce sera une campagne plus mobilisatrice étant donné les enjeux autour des lycées, autour de la vie associative, autour du développement économique. Là, voilà, on a plusieurs sujets qui sont fortement mobilisateurs, on espère pouvoir interpeller nos membres et obtenir des participations sur le terrain à la fin de l'année pour les Régionales.

Luc : Sinon, on a un nouveau membre à l'April, un membre de taille, c'est une ville.

Jean-Christophe : Oui. On se félicite, effectivement, de l'adhésion de la ville de Paris3. On a également plusieurs adhésions en cours de négociation. Voilà. Je ne peux en dire plus pour le moment.

Luc : Ça entretient le suspense !

Jean-Christophe : Peut-être que dans quelques semaines on pourra annoncer l'adhésion de quelques conseils régionaux et ça montre, effectivement, la réceptivité des institutionnels au travail de sensibilisation, mené par l'April, qui semble porter, petit à petit, ses fruits.

Luc : Très bien. Et dernier point, ça arrive un peu en vrac, mais les Journées du Logiciel Libre de Lyon ?

Jean-Christophe : Oui, on était présent, comme chaque année depuis un certain nombre d’années, dans les stands associatifs des Journées du Logiciel Libre à Lyon. Ça fait partie des choses que l'April s'efforce de faire, d’être présente dans les événements locaux pour la partie sensibilisation au Logiciel Libre qui est essentielle. Évidemment, on est une structure de défense, mais si on veut gagner des alliés pour mieux défendre le Logiciel Libre, la première chose à faire c'est de sensibiliser, d'où notre présence aux Journées du Logiciel Libre de Lyon4 cet été, et globalement, à chaque fois que l'invitation nous est faite, essayer d’être présents à travers des stands, des conférenciers, pour faire connaître l'April et son combat pour le Logiciel Libre.

Luc : On sera notamment présents au Salon Geekopolis5, qui est un salon qu'on avait fait l'année dernière, qu'on refait cette année. Salon grand public, qui se déroule le 24/25 mai, si ma mémoire est bonne.

Jean-Christophe : Oui. 24/25 mai, à Paris, et on sera à nouveau présents pour faire connaître le Logiciel Libre.

Luc : Très bien. Eh bien Christophe, merci beaucoup.

Jean-Christophe : Merci.

Luc : Bonjour Marie. Tu es administratrice de l'April. On ne te connaît pas très bien mais ça va changer. Et tu vas nous parler de ce qui s'est passé du côté de la CADA et du code source de logiciels développés par le ministère des Finances, si j'ai bonne mémoire.

Marie Duponchelle : Oui. En fait la CADA c'est l'administration qui donne, ou pas, l'autorisation de publier des documents administratifs. Et ce qui s'est passé, en fait, c'est qu'il y a un petit bonhomme lambda, un petit citoyen, qui a demandé…

Luc : C'est un chercheur, de l'ENS.

Marie : Ouais, un chercheur, tout seul, de sa propre initiative, qui a demandé à l'administration des finances de publier le code source de l'algorithme de calcul de l’impôt sur le revenu. Et ce qui s'est passé, c'est qu'il a eu un refus catégorique, il a saisi la CADA et la CADA est venue dire6, et c'est pour ça que ça nous intéresse, que le code source de ce logiciel-là est un document administratif, au sens de la loi qui permet l'accès aux documents administratifs. Potentiellement ça nous intéresse véritablement puisque ça signifie qu'on pourrait publier tous les documents administratifs, code source, qui sont faits par l'administration et qui nous permettraient, nous, de bosser sur ça, et de développer les logiciels libres, puisque c'est dans le format libre que ce serait plus facile de diffuser ces types de…

Luc : Oui, c'est vrai que ça aurait plus de sens, effectivement.

Marie : Voilà.

Luc : Très bien. Donc on suit cette affaire de très près ?

Marie : On suit de très près, et on va voir ce que ça va donner puisque en l'état, pour l'instant, ils n'ont pas publié le code source donc on attend de voir ce qu'ils vont faire. Est-ce qu'ils vont se plier à la décision de la CADA ou pas ? On verra à ce niveau-là.

Luc : Pour parler un peu de toi parce que c'est quand même super intéressant. Tu es juriste, tu es avocate, tu a été stagiaire à l'April il y a quelques années.

Marie : Il y a quelques années.

Luc : Et également chez VLC. Et là, cette semaine, tu as fait un truc un peu balaise.

Marie : Oui, cette semaine j'ai soutenu ma thèse sur le droit à l'interopérabilité. J'ai soutenu à Paris 1, et contre toute attente, ça a reçu un accueil très favorable de la part des juristes et de la part des membres du jury. Ce qui signifie que la problématique de l'interopérabilité et du droit, eh bien finalement, ça commence à avancer et ça signifie qu'on va faire des grandes avancées, je pense, dans les mois à venir et notamment avec la directive EUCD sur ce point.

Luc : Très bien Marie, merci beaucoup. Bonjour Laurent.

Laurent Costy : Bonjour Luc.

Luc : Toi, ta spécialité au niveau professionnel et, y compris, dans le domaine du Logiciel Libre, c'est le milieu associatif.

Laurent : Oui c'est un milieu qui m'intéresse particulièrement, effectivement, mais même à l'April et surtout à l'April aussi.

Luc : Tu as lancé il y a quelque temps, on en a parlé dans les nouvelles du libre, un questionnaire qui s'appelle questionnaire Libre Association, et qui vise à comprendre quelle est la pratique informatique des associations.

Laurent : Oui. Alors le groupe de travail Libre Association qui a relancé ce questionnaire, avait décidé de le relancer puisqu'on en avait déjà fait un en 2008/2009, et donc là l'idée c’était un peu de voir comment évoluait la question du Libre en milieu associatif. Donc on a lancé cette campagne-là début décembre 2014 et puis un mail questionnaire fin février. On a eu 231 associations qui ont répondu de manière complète, donc ça fait quand même pas mal de matière à étudier et on commence à dépouiller les résultats.

Luc : Est-ce qu'il y a des tendances qui se dégagent ?

Laurent : Des tendances, non, mais en tout cas il y a quelques petites surprises. On voit que, quand même, dans l'état d'esprit, les associations sont plus au courant de l’existence du Libre qu'il y a quatre/cinq ans. On commence à mesurer ça. Il y a un taux d’utilisation ou de connaissance des logiciels libres qui est bien plus élevé, a priori, qu'il y a quatre/cinq ans

Luc : Est-ce qu'il y a des mauvaises surprises ou des choses un peu désespérantes ? Des trucs qui devraient mieux bouger ?

Laurent : On a toujours tendance à penser que ça n'avance pas assez vite dans le milieu associatif, parce que les valeurs associatives rejoignent les valeurs du Logiciel Libre. Effectivement, on aimerait que ça aille plus vite.

Luc : Est-ce que tu aurais des conseils à donner à un libriste qui aurait des activités associatives pour essayer de pousser le Libre, plus efficacement, dans son asso ?

Laurent : Je pense qu’il faut vraiment accompagner les gens. Il y a souvent un décalage, quand même, entre la compétence technique et puis ce qui est présumé connu, de la part des libristes, par les associations, alors qu'en fait elles ont besoin d’être accompagnées, d’être formées. Il faut les écouter, quoi, quand elles disent quelque chose, elles disent « ce n'est pas accessible, etc ». Il faut savoir les entendre, il faut savoir les écouter, savoir les aider à trouver une solution à leur problématique.

Luc : Les résultats de cette enquête vous les sortez quand du coup ?

Laurent : On espère sortir une synthèse de l'étude avant l'été et puis il aura une retransmission pendant les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre aussi, il y aura une conférence dédiée sur le sujet.

Luc : Et le groupe libre asso a quel type d'activités, hormis ce questionnaire ? C'est quoi votre boulot ?

Laurent : En ce moment c'est essentiellement le questionnaire, quand même, mais c'est vrai qu'on essaye de promouvoir tous les outils libres. Il y a le site Libre Association7, évidemment, pour info, qui explicite vraiment très pédagogiquement ce qu'est le Libre et comment on peut promouvoir le libre au sein de son association. On a sorti aussi un catalogue qui permet aux associations d’appréhender les outils qui peuvent être utiles au quotidien pour un usage associatif.

Luc : Le catalogue a été réédité, remis à jour récemment, et réédité avec des budgets qu'on a récupérés auprès de je ne sais plus quel acteur pour le mettre à jour.

Laurent : La fondation Macif nous a aidé à réimprimer le guide Libre Association8, qui nous permet de le distribuer de manière gracieuse. Évidemment, on a du mal à les distribuer à une personne en particulier. C'est vrai qu'on vise d'abord les têtes de réseaux associatifs pour qu'elles puissent le redistribuer au sein de leurs réseaux et autour d'elles.

Luc : Bonjour Christian.

Christian Momon : Bonjour l'April.

Luc : Tu es un de nos adhérents actifs. Est-ce que tu suis l'actualité, un petit peu, de l'April, et l'actualité de nos sujets ?

Christian : Oui, grâce à l'April, car il y a des bonnes listes de diffusion, il y a des communiqués de presse, il y a des résumés, c'est très, très bien !

Luc : Est-ce que tu as entendu parler Julia Reda ?

Christian : Oui.

Luc : Tu en as retenu quoi ?

Christian : Que ça fait bouger. Que ça fait du bruit. Qu'il y a des réactions, pas toujours les bonnes, et c'est bien de voir des nouveaux sujets apparaître.

Luc : Déjà c'est qui, Julia Reda ?

Christian : Eh bien c'est une députée européenne, du parti dit Pirate.

Luc : Et qui a été chargée d'une mission.

Christian : Elle est chargée d'une mission, absolument et s'est bien débrouillée dans les commissions pour être au bon endroit, au bon moment sur le sujet qu'elle maîtrise le mieux, d'ailleurs.

Luc : Le droit d'auteur.

Christian : Le droit d'auteur.

Luc : Sur la réforme du droit d'auteur.

Christian : Sur laquelle elle travaille depuis des années. Qui a fait son travail, effectivement d'analyse, d'un appel à avis ou positions, qui avait été demandé.

Luc : Elle a fait toute une série de propositions. Elle a, comme mission, que ce qu'il y a dans l'EUCD soit enfin mis en œuvre, donc avec l'idée de faire une sorte de marché unique sur le domaine du droit d'auteur.

Christian : Oui.

Luc : Et elle a fait des propositions, notamment, sur les DRM et ça se passe bien en France ? Parce que tu as suivi ça.

Christian : Globalement ça génère beaucoup de réactions plutôt négatives et même péjoratives. D'ailleurs il y en a qui ne cherchent même pas à comprendre le sujet et qui voient qu'elle fait partie du Parti Pirate et donc, d'office, rejettent. Globalement, après, je n'ai pas de visibilité sur ce qui s'est passé, à part un certain un nombre de lobbying qui s'est mis en action, avec l'efficacité redoutable que l'on connaît.

Luc : Tout à fait. En fait la Commission européenne est plutôt pour, ce qui peut être surprenant parce qu'eux, ils étaient pour ACTA et ce genre de choses aussi. Mais là, en fait, ils sont plutôt pour le rapport de Julia Reda et c'est en France, notamment, où les ayants droit sont assez puissants, qu'il y a pas mal de réticences.

Christian : Étonnamment !

Luc : Donc nous, le sujet qui nous intéresse tout particulièrement ce sont les DRM, parce qu'elle a fait des propositions9 là-dessus, et on suit de très près ce que ça va donner. Pour l'instant c'est en discussion. Elle a rencontré des gens, notamment au Sénat, en France, mais on ne sait pas ce qui s'est passé parce que c’était une réunion privée. On n'a pas eu d'éléments là-dessus. En tout cas, voilà donc Julia Reda, son rapport sur l'évolution du droit d'auteur, et les liens avec les DRM. Il y a plein d'autres choses, évidemment. Tout ça nous intéresse énormément

Christian : Et ce qui est étonnant, c'est que c'est en France, apparemment, qu'il y a eu la plus grosse levée de boucliers.

Luc : Énormément pour l'exception culturelle.

Christian : Ce qui est très intéressant c'est que ça bouge, que les sujets soient abordés, même pas forcément du meilleur côté, mais voilà que ça bouge et que ça bouillonne. Donc écrivez à vos députés, encouragez-les à bosser et à se bouger.

Luc : Très bien. Eh bien Christian, merci beaucoup. Bonjour Laurent.

Laurent Guerby : Bonjour.

Luc : Tu es Laurent Guerby. Tu es au comité d'administration de l'April et tu fais plein d'autres trucs, notamment tu t’occupes de Tetaneutral10 à Toulouse.

Laurent : Oui.

Luc : Et tu es en train d’organiser un événement sur Toulouse.

Laurent : Oui. Aussi régulièrement que possible, l'April organise des April camps, qui regroupent les permanents, les bénévoles et des sympathisants, dans un même lieu, pendant tout un week-end. Et à Toulouse on cherche une date et un lieu pour organiser ça dans le courant de 2015, on va dire.

Luc : D’accord. Une idée à peu près.

Laurent : Une première date mais ça risque d’être difficile, le 13/14 juin, dans les locaux de la société Ekito, qui est une société de conseil en Logiciel libre, et qui vient d'acquérir des nouveaux locaux en plein centre-ville de Toulouse, à 200 mètres de Jean Jaurès, donc le croisement des métros et de la gare, et qui le met à disposition gratuitement, déjà pour des associations dont Tetaneutral, pour faire des soirées. Donc voilà, il y a une convention, on a les clefs le soir. Il y a un superbe lieu, très proche du centre-ville. Donc on s'en sert déjà avec Tetaneutral et Toutlibre et pour les meet-ups embarqués Android et on devrait pouvoir s'en servir pour l'April aussi.

Luc : Très bien, eh bien merci beaucoup.

Laurent : Eh bien de rien.

Luc : Bonjour Magali.

Magali Garnero : Bonjour Luc.

Luc : Tu peux nous parler de Libre en Fête11 ?

Magali : Libre en Fête c'est un événement qui a lieu tous les ans, entre le 20 mars et le 20 avril à peu près, et le but c'est de faire la promotion du logiciel libre, à divers niveaux locaux. Chaque Gull peut organiser un événement et proposer soit une install party, soit des conférences, soit des ateliers sur le Logiciel Libre.

Luc : Très bien, Donc c'est une campagne. On invite les gens à se lancer là-dedans tous les gens qui font du Logiciel Libre, partout en France, et ailleurs. Et il y a combien d’événements, là, pour cette année ?

Magali : Il y en a plus d'une cinquantaine, et partout en France. Paris forcément puisque c'est là qu'il y en a le plus, historiquement parlant, et puis il y en a aussi en Bretagne, dans le Nord, dans le Sud-Est, dans le Sud-Ouest, à Marseille, Lyon. Il y en a partout.

Luc : Et tout ça est annoncé sur ?

Magali : Tous les événements sont, bien sûr, sur les sites des associations locales, mais apparaissent aussi, si on met un petit tag qui s’appelle #libre-en-fête, sur l'agenda du libre. Donc agendadulibre.org12 et ça apparaît.

Luc : Très bien. Et tu participes également à l'organisation des RMLL, les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre.

Magali : Oui j'ai une grande chance c'est que Marc Hépiègne, directeur d'Oisux13, donc l’association de Beauvais, m'a demandé d’organiser le village associatif. Et donc on va avoir une quarantaine de stands, d'abord en centre-ville, sur le parvis de la cathédrale, samedi/dimanche, pour les journées grand public et ensuite dans l’université, directement, de Beauvais.

Luc : Les dates c'est juillet ? C'est quoi déjà ? C'est début juillet ?

Magali : C'est environ du 4 au 11 juillet, à un jour près.

Luc : À Beauvais. Très bien. Eh bien, merci beaucoup.

Magali : Mais je t'en prie. Au revoir.

Le cloud. Libertés, avantages et gros problèmes.

25 Mai, 2015 - 16:02


Titre : Le cloud. Avantages, libertés et gros problèmes
Intervenant : Xavier Mouton-Dubosc
Lieu : Capitole du Libre - Toulouse
Date : Novembre 2014
Durée : 23 min 51
Lien vers la vidéo

Transcription

Merci à tous d’être présents sur cette présentation qui va être très embrumée, voire complètement fumeuse sur donc le cloud. Alors, le cloud, en soi c’est un mot dont on entend beaucoup parler depuis cinq ans, sur lequel il y a une vraie mode à la fois au niveau technique mais surtout commercial et en fait, mon rôle à moi va être surtout d'essayer de démêler un petit peu tout ça et je vous jure que je me suis complètement ennuagé là-dedans.

La première chose que j'ai envie de dire sur le cloud, c'est que, même si le mot est récent, en fait, il est présent depuis pratiquement les débuts de l'informatique. En fait, le cloud c'est principalement la relation entre un gros ordinateur central et des terminaux d’utilisateurs. Ça a toujours existé, c'est quelque chose que l'on maîtrise bien de ce côté-là depuis un sacré bon bout de temps. En soi, le cloud, ce sont des serveurs qui passent par des tuyaux, sauf que maintenant ce ne sont plus des liaisons série entre des bureaux, maintenant c'est l'ADSL ou les ondes Wi-fi, vers des minitels. Oui, en France on a été précurseurs sur le cloud et je vais vous le montrer. Le principe du cloud, en soi, c'est relativement simple, c'est déléguer ses données à un serveur. Pourquoi ? Parce que tout simplement ça me coûte moins cher que de devoir gérer moi-même ce serveur-là. Ensuite, ce serveur, comme c'est quelqu’un d'autre qui va s'occuper à ma place, il va être toujours disponible. Je n'aurai pas de problème parce que quelqu’un a débranché la prise chez moi, ou parce qu’il y a de la maintenance à faire. Quelqu’un d'autre la fera à ma place.

Malheureusement, cela veut dire aussi, que c'est un serveur sur lequel je n'ai pas toutes les clefs et où je ne sais pas trop ce qu'il se passe derrière. Et le principal problème, c'est que si je ne sais pas trop ce qu'il se passe derrière, ça veut dire que les données que je vais transmettre, que j'accepte qu'elles soient publiques ou que ce soient des données qui sont vraiment personnelles, eh bien il faut se poser la question « qui est-ce qui a accès à ces données et qu'est-ce qu'il va en faire ? »

En soi, l'informatique n'est plus personnelle. Alors je vous avais dit que le cloud, le principe terminal/grand serveur, a toujours existé dans l'informatique. Oui, mais il y a eu une révolution, en 1977, avec l’arrivée de l'Apple II. C’était un début de démocratisation d'une informatique qui est personnelle. C'est-à-dire que, tout d'un coup, vous avez la puissance de calcul nécessaire chez vous pour faire des traitements ; par exemple, pour travailler sur un tableur de données, pour en faire, par exemple, un carnet d'adresses, ou, par exemple, pour classer, faire votre inventaire si vous êtes une petite entreprise. Et cette informatique-là a été le début, vraiment, de la démocratisation de l'informatique et des développeurs en chambre.

Malheureusement, le problème de cette informatique personnelle, c'est que l'on avait un problème d'échange de données. À l'époque, on utilisait des disquettes, ou on se transférait par câbles les données d'ordinateur à ordinateur. On avait un problème c'est que du coup, à un instant t, on n'avait pas forcément les mêmes données, tout le monde, sur lesquelles on travaillait. Bref, c’était un gros bazar, les données étaient verrouillées, vraiment, à votre disque dur. Donc il y avait un problème de travail collaboratif là-dessus.

À partir de là, justement le cloud, la grande promesse, c'est que vous mettez des données quelque part, elles sont disponibles de manière uniforme et pour toutes les personnes qui sont autorisées et quel que soit le matériel. Je veux dire que je suis une preuve vivante, depuis le week-end dernier. Mais par exemple, quand on casse son téléphone, eh bien on est bien content de retrouver l’intégralité de son carnet d'adresses et de ses correspondances disponibles, prêtes à être injectées dans un nouveau téléphone.

Malheureusement, cela veut dire une chose. Ça veut dire qu'on n'a plus d'informatique réellement personnelle. Ça veut dire que votre ordinateur, votre smartphone, ne sont plus, en soi, directement quelque chose qui vous appartient, quelque chose de strictement indépendant, mais ils sont des terminaux qui sont reliés à des services qui tournent sur des très gros serveurs et qui ne sont pas disponibles près de chez vous.

Alors, rien que pour faire l'expérience : vous prenez un ordinateur moderne ou vous prenez un smartphone ou une tablette, avec eux c'est encore plus flagrant, vous les débranchez d'Internet et vous regardez ce qui vous reste comme fonctions. Et vous verrez que, tout d'un coup, les fonctions sont fortement dégradées. C'est-à-dire qu'on en est à un stade où ce sont vraiment des terminaux. Ils ont d'abord été conçus pour travailler avec des serveurs de données distants et continuellement avec eux.

En fait, je vais être honnête, quand je dis que le cloud a toujours existé, ce n'est pas complètement vrai. Le cloud, ce qui fait maintenant qu'on en parle énormément, c'est une technologie qui s'appelle la virtualisation. La virtualisation ça veut dire qu'on n'a plus des serveurs matériels, en soi, qui prennent une certaine place, par exemple, typiquement, si on construisait le volume d'une boite à pizza, dans des salles de serveurs, mais on a des serveurs qui tournent sur des machines qui sont beaucoup plus grosses, qui sont capables de faire tourner en tâche de fond des dizaines, voire des centaines de serveurs derrière, ce qui veut dire qu'on a des data-centers qui leur sont strictement réservés et qui sont disponibles un petit peu partout dans le monde. Et on va voir que la virtualisation permet, par exemple, de rapprocher des données par rapport aux gens, c'est-à-dire ne plus avoir un serveur à un seul endroit dans le monde, mais à pouvoir les étoiler à travers le monde pour les avoir les plus proches, finalement, des utilisateurs

La virtualisation, en soi, ce que c'est ? La virtualisation, c'est un concept qui consiste à dire, eh bien, le système d’exploitation d'un ordinateur et tout ce qui tourne par-dessus , que ça soit, par exemple, un serveur d'e-mails, que cela soit par exemple un client, un logiciel de comptabilité, tout ça, eh bien ce système d'exploitation va en faire un programme, justement, comme un autre, et il va tourner sur un autre OS. Donc, on peut aligner, indépendamment, plusieurs programmes, l'un à côté de l'autre, sur un très grand serveur. Ce qui veut dire, donc, qu'un serveur, une très grande boîte, peut héberger plusieurs petits serveurs, avant, qui étaient individuels. Le gros avantage, c’est que cette très grande boîte prend beaucoup moins de place que l'ensemble de ces petites boîtes à pizza et donc, à partir de là, on a un gain de place dans le data-center. On a aussi un immense apport au niveau écologique, puisqu'on mutualise l’achat du matériel, on mutualise la consommation d'électricité, on n'a pas besoin continuellement d'avoir des serveurs qui tournent en continu. Peut-être que certains n'auront besoin de tourner que, par exemple, entre 18 heures et 23 heures et d'autres n'ont besoin de travailler que de 9 heures à 17 heures. Cela aussi amène beaucoup de choses au niveau de la maintenance et donc sur plein d'autres points. Du coup, éventuellement, puisqu’on consomme moins d'électricité et qu'on a besoin de beaucoup moins de matériel, au final, ça coûte beaucoup moins cher. S'il y a une panne technique sur un OS, sur votre serveur, le gros avantage c'est qu'on peut le redémarrer beaucoup plus vite. On peut même prendre un instantané du système d’exploitation à un instant t, et relancer une instance de votre système d'exploitation, tel qu'il était une heure avant de planter, en un temps qui est quasiment ridicule par rapport au démarrage d'un vrai ordinateur, et aussi on peut le redimensionner. Ça c'est le grand apport réel du virtuel. Ça veut dire que, si, par exemple vous tenez un blog sur le cinéma, disons que votre blog va faire un millier de visiteurs par jour, ce qui est un chiffre très honorable, mais que, au moment où il y a trois blockbusters et le festival de Cannes qui a lieu en mai, eh bien, vous vous retrouvez avec un million de visiteurs uniques par jour. Si c’était un serveur physique, il serait très vite encombré. Là, dans une machine virtuelle, l'immense avantage, c'est qu'on peut dire qu'on ne loue, toute l'année, que très peu de CPU, très peu de mémoire et qu'à la volée, on dise, eh bien, je n'ai pas besoin de 512 mégas de mémoire, je veux un giga de mémoire, immédiatement, ou 14 gigas, je veux 14 CPU ; on redimensionne à la volée, on n'a même pas besoin de redémarrer le serveur. Donc il y a ce qu'on appelle, vraiment, une scalabilité, ce qui est un avantage en termes d'administration qui est énorme.

Ce qu'on appelle le cloud, en fait, regroupe trois grandes familles. En fait ces familles-là, c'est quelque chose dont vous avez peut-être entendu parler par les acronymes, mais là je vais essayer, un petit peu, de les définir. J'ai dit essayer.

Il y a ce qu'on appelle l'infrastructure. L'infrastructure comme un service, c'est quand on prend un ordinateur et qu'on le virtualise. C'est-à-dire, qu'en fait, vous allez juste louer le fait que l'ordinateur est virtualisé. À partir de là, la mise en place du système d’exploitation, la mise en place des logiciels qui sont derrière et leur administration sont de votre ressort. C'est une offre que Gandi fait depuis 2007, OVH fait à peu près depuis la même période. Amazon le fait, c'est ce qu'on appelle la technologie EC2, à peu près depuis la même période, et où, en fait, c'est un peu comme si on louait un serveur matériel, sauf que là il est virtualisé avec les avantages qu'on puisse changer de taille à la volée, le nombre de CPU, le nombre de disques durs qu'il y a dedans. L'infrastructure comme un service c'est une technologie qui, parfois, est utilisée par des particuliers, par des associations ou des entreprises.

La plate-forme comme un service est un domaine un petit peu particulier. C'est-à-dire que l'OS n'est plus du ressort du client. On a installé, en fait, un service qui n'est pas directement utilisable. Par exemple, on va avoir un environnement d'un langage de programmation ou, par exemple, un base de données. Amazon, boite service, propose par exemple RDS c'est un serveur Postgres, MySQL, etc, c'est un serveur de bases de données qui, en fait, est virtualisé. C'est-à-dire que vous n’avez plus à vous occuper de l'OS, l'administration de ce serveur c'est eux qui la gèrent, vous n'avez plus qu'à l'utiliser. Par contre, c'est un domaine qui est très spécialisé et qui, là, est plus dans le cadre de professionnels très bien documentés ou d'entreprises vraiment spécialisées.

Et il y a ce qu'on appelle le cloud, d'une manière beaucoup plus générale, d'une manière, je vais dire, un petit peu abusive et très réductrice, le cloud comme étant un logiciel comme un service. Alors là, en fait, tout est installé. L'OS, ce n'est plus vous qui le gérez, la plate-forme ça n'est plus vous qui la gérez ou qui la paramétrez. Vous, tout ce que vous avez à faire, c'est d'aller sur un site Internet, de vous connecter et d'utiliser. Éventuellement de sortir votre carte bleue et encore, je crois que certains services se passent de ce détail oiseux.

Pour vous donner des exemples de logiciels comme un service, il y a par exemple des clients d’e-mails comme Gmail, il y a par exemple des prestations de blogs comme wordpress.com ou OverBlog ou CanalBlog, il y a par exemple des prestations, aussi, de suites de bureautique comme Microsoft live office où, en fait, avec son navigateur, on a l'équivalent des services Excel ou Word, mais, en fait, on s'en sert à partir de son navigateur. Il y a des services d'échanges de fichiers, par exemple Dropbox. Et la Wikipédia, en soi, oui, la Wikipédia, est un service logiciel, puisque vous vous connectez sur un service, vous consultez les pages et si vous voulez l'éditer, eh bien vous créez un compte, vous n'avez pas à vous préoccuper de l’administration du serveur et du paramétrage du logiciel. Ce sont des personnes derrière qui s'en occupent.

Pour un utilisateur de logiciels, le cloud a de nombreux avantages. Primo, la seule chose qu'il a à se poser comme question, c'est juste d'avoir un navigateur web et une connectivité. On n'a plus, par exemple, à installer, si on reprend la suite Office, ceux qui ont connu l'ère vaillante des disquettes, savent que Microsoft Office, à une époque, il fallait une bonne trentaine de disquettes pour l'installer, qu'on n’avait pas les bons pilotes, qu'on n'avait pas forcément assez de mémoire dans son ordinateur, et tout ça. Là, la question est transparente, ça marche dans votre navigateur web, donc le service logiciel, vous n'avez plus rien à faire, vous n'avez plus qu'à l'utiliser.

Il n'y a pas de maintenance, donc ça veut dire qu'on n'a pas à se poser la question de la mise à jour. Quand vous vous connectez, par exemple sur Facebook, vous ne vous posez pas la question si vous utilisez la version 2/36 ou 3/14 de Facebook. Non, vous utilisez une version de Facebook, qui est uniforme pour tout un bassin d’utilisateurs. Donc, de ce côté-là, il n'y a plus à se poser la question « ai-je bien tous les logiciels qui sont mis à jour sur mon poste ? ». Les mises à jour, du coup, sont totalement transparentes, puisqu'en fait, ce n'est qu'une relation client-serveur et ce sont les personnes qui s'occupent du serveur qui vont mettre à jour les logiciels, au lieu que vous ayez à vous en occuper.

Le logiciel comme un service a aussi d'immenses avantages quand on est éditeur logiciel. D'abord on n'a plus de problèmes de compatibilité. Quand on créait un logiciel, on se posait la question, par exemple, oui, eh bien c'est vrai, j'ai une version pour Windows, mais je n'ai pas une version pour Mac ; oui, j'ai une version pour Windows 95/98, oui elle ne marche pas sur XP ; ou oui, il y a des incompatibilités à cause de tel pilote de carte son ou tel pilote de carte réseau. Là on n'a plus à le gérer. On le configure très bien sur son serveur et on n'a plus qu'à déployer ; ça marche uniformément pour l'ensemble de nos clients ou l'ensemble des utilisateurs.

La distribution, aussi, est simplifiée. Cela veut dire qu'on n'a plus à avoir une armada de commerciaux qui doivent faire en sorte que vos boîtes en carton, qui font un chouette volume, soient bien présentes dans l'ensemble des rayonnages de toutes les Fnac et tous les Cultura de France. Tout ça vous n'avez plus à le faire, vous n'avez plus qu'à communiquer sur un nom domaine et vous n'avez plus, justement, toute la logistique de distribution régionale, de distribution auprès des entreprises à faire, puisque maintenant tout se fait d'une manière uniforme, via Internet.

Cela signifie aussi une maintenance beaucoup plus aisée, puisqu'on n'a plus une version A, une version B, une version C, à maintenir pour nos utilisateurs, puisque tout le monde utilise la même version. Donc on est beaucoup plus tranquille. Ça permet aussi d'embarquer une facturation. Donc on n'a plus à se dire « eh bien j'ai une suite Office pour les étudiants, j'ai une suite Office pour les particuliers, j'ai une suite Office pour les PME, j'ai une suite Office pour les grands comptes ». Non ! Finalement vous n'avez plus à gérer tous ces problèmes qui sont absolument oiseux, vous le gérez dans votre serveur, vous gérez aussi le système de facturation de carte bleue, puisque vous n'avez plus de commission à laisser à la Fnac ou à Cultura, donc, de suite, c'est largement plus simple. Ça veut dire aussi une chose, c'est que, s'il n'y a plus de boîte matérielle et que c'est sur le serveur, vous n'avez plus de piratage de licences, vous êtes assuré que tous les utilisateurs sur votre serveur sont des utilisateurs légitimes.

Alors le cloud, en soi, c'est super ! Enfin oui ! C'est un service qui est vraiment chouette, auquel je donne mes données et avec envie et comme ça je peux faire de la glissade sur les trottoirs sans me préoccuper de savoir si je vais tout perdre ! Mais en fait, si on prend la toute première version du cloud que je vous ai donnée, la plate-forme comme un service, c'est une back door, c'est une porte d’entrée. C’est-à-dire que si jamais par exemple, vous louez, en plate-forme, un serveur, vous mettez dessus un serveur d'entreprise sur lequel il y a votre compta, mais surtout, il y a des documents confidentiels propres à votre entreprise. Vous faites en sorte de ne pas vous faire pirater en instituant des canaux de communication protégés, par exemple du HTTPS ou du SFTP et, théoriquement, personne n'a accès à vos données sinon vous. Eh bien non ! Puisque, comme le logiciel d'exploitation que vous louez tourne dans un autre logiciel d'exploitation, tout est en clair. Ce que stocke en mémoire ou sur disque dur virtuel ce système d'exploitation est lisible par les administrateurs de ces data-centers. Donc, forcément, il y a un accès, privilégié, auquel vous n'avez plus droit et qui est totalement en dehors de vote contrôle.

Autre chose aussi, qui est importante, c'est que vous relevez de la juridiction des serveurs du pays de votre hébergeur et du siège social de votre hébergeur. Nous sommes des citoyens français, donc, a priori, votre principal problème est de respecter la loi française. Mais si, par exemple, vous utilisez des services d'Amazon, n'oubliez pas qu'Amazon est une société américaine, donc vous relevez de la juridiction américaine et que ses data-centers, pour l'Europe, sont principalement basés à Dublin, donc vous relevez de la juridiction irlandaise. Donc vous êtes dans un début de complexification assez ardue du droit duquel vous relevez.

Alors le problème ? Le problème du cloud c'est d'avoir le choix. Et comme je l'ai dit maintenant nos ordinateurs, nos smartphones, sont liés à ces services-là, ils sont intrinsèquement liés. Donc vous n’avez plus ce choix-là, et vous n'avez plus cette liberté que procurait auparavant l'informatique personnelle. En fait on n’achète plus du matériel. Quand vous regardez bien, quand vous achetez un smartphone, quand vous achetez une tablette, vous louez des services intégrés, et le terminal n'est juste qu'un petit bonus. Si je devais faire, en fait, une comparaison, ce n'est ni plus ni moins qu’une box ADSL, et après, vous pouvez, effectivement, faire tourner les logiciels dessus, mais vous êtes réellement dans ce qu'on appelle un silo. Un silo, ça veut dire que, quand vous achetez un iPhone, vous faites tourner dans iOS, vous faites tourner, donc, le système de facturation d'Apple, vous ne pouvez utiliser qu'un seul navigateur, qui est Safari, et vous ne pouvez utiliser des logiciels qui ne sont que ceux qui sont distribués par Apple. Idem chez Google. Idem chez Microsoft. Idem chez Blackberry. Je préfère ce terme écologique. C'est un écosystème replié, insulaire et autosuffisant. C'est un peu les îles Galapagos ou les Corses. Vous verrez, les Corses essaient de se placer ailleurs mais n’aiment pas qu'on aille se placer chez eux. En soi, le cloud, si je dois faire un jeu de mots, c'est capturer beaucoup de données utilisateurs.

Alors contre ça, heureusement on a proposé le Cloud Souverain, on a mis un judoka sur un nuage, magnifique, superbe. Mais le Cloud Souverain c'est une vaste blague. C'est un gâchis d'argent public, c'est-à-dire qu'on a débloqué plus de cinquante millions pour construire deux opérateurs, qui sont soutenus par deux groupes qui étaient complètement en retard sur ces technologies. Ce qui veut dire qu'ils concurrençaient Ikoula, OVH, Gandi, qui étaient déjà présents et très performants sur ce terme-là, sur lequel il n'y a aucune spécification solide. Numergy, par exemple, envoie ses e-mails via une plate-forme d'envoi d'e-mails, donc tous ses e-mails, à la fois les e-mails commerciaux, mais par exemple, les e-mails avec vos créances, nom d'utilisateur et mot de passe. Sauf que ces services de plate-forme étaient basés sur Amazon, donc vos mots de passe passaient par des entreprises américaines. Je pense qu'il y a mieux, quand même, comme Cloud Souverain, tandis que notre entreprise est en train de se revendre à des capitaux étrangers. Bref, c'est un concept absolument fumeux et impossible à appliquer et, qui plus est, une marque déposée par SFR.

Autre problème, la concentration des services. Je vous l'ai dit, Amazon a ses principaux serveurs à Dublin qui arrosent l'Europe. Sauf que, c'est arrivé plus d'une fois, que les serveurs sautent à Dublin, suite à un orage, par exemple, et à partir de là, plein de services ne fonctionnent plus : Vimeo, Amazon, Pinterest, Github, Expédia, SoundCloud et toutes les entreprises qui sont basées du coup sur Amazon, n'étaient plus accessibles pour l'Europe. Ça a aussi existé pour l’hébergement matériel et ça existera toujours, mais cette concentration d'opérateurs rend le problème beaucoup plus grave.

La concentration c'est aussi plus facile à écouter, puisque, évidemment, on a directement les tuyaux dans ce cas-là.

Heureusement vous pouvez retrouver votre anonymat. Et pour retrouver votre anonymat, il y a une solution qui s'appelle Tor. Tor est un système de proxys distribués entre différents serveurs, que vous ne contrôlez pas. Ouais, bon, passons.

Heureusement les services SaaS reposent, parfois, sur des standards. Gmail, il y a un protocole derrière. Trois protocoles pour la gestion des e-mails. Ils les utilisent directement. Facebook, Twitter, Overblog sont des systèmes de blog et ont des systèmes d'export compatibles avec les systèmes de blog comme Wordpress ou Dotclear. Donc vous devriez pouvoir avoir le droit de récupérer toutes vos données en une fois, ce qu'on appelle la reversabilité. Si vous avez un protocole standard et que vous pouvez récupérer vos données, eh bien vous pouvez, à partir de là, devenir votre propre opérateur de service logiciel, devenir votre propre opérateur de cloud et c’est justement le cadre de la conférence suivante. Voilà. J'espère que cela vous aura, un petit peu, dégagé la vue sur la question. Merci

Applaudissements.

Revue de presse de l'April pour la semaine 21 de l'année 2015

25 Mai, 2015 - 13:09

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 21

[Next INpact] Le discret contrat de 11 millions d'euros entre l'État et Microsoft Irlande

Par Xavier Berne, le vendredi 22 mai 2015. Extrait:
> Les ministères du Travail, de la Santé et de la Jeunesse et des sports ont conclu l’année dernière avec Microsoft Irlande – et dans la plus grande discrétion – un important marché de plus de 11 millions d’euros. Si son contenu exact demeure encore extrêmement flou, il ressemble de très près au tristement célèbre contrat «Open Bar» signé par le ministère de la Défense, et tant décrié par les militants du logiciel libre.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/95175-le-discret-contrat-11-millions-d-euros-entre-l-etat-et-microsoft-irlande.htm

[urbanew] Innovation urbaine: Open is the new Green!

Par Bruno Morleo, le jeudi 21 mai 2015. Extrait:
> La culture collaborative et le jeu d’acteurs prennent de plus en plus de place dans les processus de conception urbaine. Une approche plus ouverte et dynamique qui permet de mieux prendre en compte l’évolution des modes de vie, des usages, de l’histoire, de l’héritage et de tout patrimoine immatériel.
Lien vers l'article original: http://www.urbanews.fr/2015/05/21/48379-innovation-urbaine-open-is-the-new-green

Et aussi:
[Le Monde.fr] L’économie collaborative et le peer-to-peer vont-ils bouleverser le monde?
[leParisien.fr] Ouishare Fest 2015: «L'économie collaborative peut nous permettre de réduire nos déchets»
[Libération.fr] L’économie du partage sort de sa bulle
[Les Echos] L’économie du partage peut-elle séduire l’entreprise?
[usine-digitale.fr] OuiShare Fest: Le peer-to-peer peut-il vraiment sauver le monde?

[JDN] Open Source ou Open Core: pourquoi s'en soucier?

Par Ashesh Badani, le mercredi 20 mai 2015. Extrait:
> Certains essayent d’appliquer un semblant d’Open Source à des business models et des modes de facturation d’un autre temps. Ils sont devenus des fournisseurs de logiciels «open core».
Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/60997/open-source-ou-open-core---pourquoi-s-en-soucier.shtml

[AlterInfos] «La technologie ne peut se concevoir isolée de la politique»

Par Rafael Rico Ríos, le mercredi 20 mai 2015. Extrait:
> Carlos Eduardo Parra Falcón est chef des opérations du projet Canaima au Centre national des technologies de l’information (CNTI), entité dépendant du ministère du pouvoir populaire pour la science, la technologie et l’innovation de la République bolivarienne du Venezuela.
Lien vers l'article original: http://www.alterinfos.org/spip.php?article6841

[L'OBS] Loi renseignement: et si le Sénat nous sauvait...

Par Andréa Fradin, le mercredi 20 mai 2015. Extrait:
> On le dit dépassé, désuet, voire bon à jeter. «Un bel objet inutile.» Et pourtant, sur certains textes, le Sénat semble parfois plus éveillé que l’Assemblée. A demander des précisions au gouvernement. A avouer sans fard sa compétence limitée sur quelques points plus précis.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2015/05/20/loi-renseignement-si-senat-sauvait-259286

Et aussi:
[Next INpact] Loi Renseignement: les pépites des amendements au Sénat

[Les Echos] La Russie veut s’affranchir d’Apple et Google en lançant son propre OS

Par Nicolas Richaud, le mardi 19 mai 2015. Extrait:
> Le ministre de la communication a annoncé que son pays s’attelait à la création de son propre système d’exploitation mobile en vue de s’émanciper des technologies occidentales. Et aimerait y associer des groupes installés dans les autres pays des BRICS.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/02174881979-la-russie-veut-saffranchir-de-google-et-apple-en-lancant-son-propre-os-1120622.php

Et aussi:
[BFMtv] La Russie développe un OS pour se libérer d’Apple et Google
[01net.] La Russie veut bouter Android et iOS hors de ses frontières

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

La DISIC souhaite s'inspirer de l'exemple du logiciel libre

22 Mai, 2015 - 10:40

Paris, le 22 mai 2015, communiqué de presse.

Jacques Marzin, directeur de la DISIC (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication de l'État), souhaite renforcer et étendre la stratégie publique en matière de logiciel libre. L'April se réjouit de cette volonté et encourage le gouvernement à donner à la DISIC les moyens nécessaire à la mise en œuvre de cette stratégie.

Le patron de la DISIC a publié le 19 mai 2015 une tribune intitulée Logiciels Libres : vers une stratégie publique renforcée. Dans cette tribune, Jacques Marzin explique l'importance du Socle Interministériel des Logiciels Libres (SILL) et appelle à « une nouvelle gouvernance de l'État en matière de logiciels libres », dont l'organisation reste à définir. Suite à la publication de cette tribune, Jacques Marzin a répondu à une interview sur Next INpact pour expliquer plus en détail sa tribune.

Jacques Marzin y explique notamment que « Nous avons donc atteint la conviction – partagée avec les ministères qui ont fait ces choix-là – qu'il serait temps réellement de « faire communauté ». C'est-à-dire de ne pas avoir seulement l'édiction de souches, mais de se préoccuper collectivement de leur mise en œuvre, avec une réflexion interministérielle, plutôt que de reproduire avec les technologies du libre les développements en silo que l’on connaît par ailleurs. Le libre me paraît quand même l'exemple même sur lequel nous devons pouvoir faire communauté ! ».

Il souhaiterait également que la « DISIC soit plus prescriptive et plus directive en termes de ligne éditoriale qu'elle ne l'a été jusqu'ici » et que davantage de fonctionnaires puissent, en toute sécurité, consacrer une partie de leur temps de travail au logiciel libre. Il indique également que l'une des priorités de la DISIC est « de monter en accessibilité LibreOffice ». Est-ce une manière d'annoncer que la DISIC va débloquer des moyens, humains ou financiers, pour travailler sur l'accessibilité de LibreOffice ?

Jacques Marzin explique cependant ne pas être faveur d'une politique d'obligation en matière de logiciel libre, « qui n'existe d'ailleurs dans aucun État au monde » selon lui. Cependant, à ce sujet, l'April tient à rappeler qu'en 2013 le Parlement français a inscrit pour la première fois dans la loi la priorité au logiciel libre pour un service public, avec l'adoption du projet de loi enseignement supérieur et recherche, que l'Italie a mis en place une priorité pour le logiciel libre dans l'administration, et plus récemment le gouvernement indien a publié sa « Politique relative à l'adoption du logiciel libre pour le gouvernement indien » qui encourage l'adoption du logiciel libre dans les organisations gouvernementales comme « option préférée » par rapport aux logiciels privateurs.

« L'April se réjouit de la volonté affichée par le directeur de la DISIC de "faire communauté", attitude que pratique le libre, et elle encourage le gouvernement à donner à la DISIC les moyens nécessaires à la mise en œuvre de cette stratégie » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82

{UDOS} Session spéciale collectivités

21 Mai, 2015 - 11:17
Début: 8 Juillet 2015 - 16:00Fin: 8 Juillet 2015 - 18:00

Du 8 au 10 juillet 2015 à Digne-les-Bains se tiendra la première édition {UDOS} Université d'été du développement de logiciel libre et open source.

Jean-Christophe Becquet, président de l'April animera la session spéciale collectivités, le 8 juillet 2015 à partir de 16h, dans l'amphithéâtre de l'IUT de Digne-les-Bains.

Vous êtes un élu où un technicien impliqué dans le développement de votre territoire notamment au travers du numérique, venez partager et échanger avec des agents et des élus de collectivités ; commune, département, région...

Des interventions didactiques et des partages de pratiques avec des experts sur le logiciel libre et les formats ouverts. Les thématiques abordées sous forme de mini-conférences :

  • Partager ses données : mise en œuvre d'une démarche Open Data
  • Produire des données géographiques : la cartographie collaborative avec OpenStreetMap
  • Stocker et protéger ses données : usages, cloud, opportunités et menaces

Cette rencontre sera suivie de 2 jours à destination des développeurs, ingénieurs, geeks et autres hackers pour partager et rencontrer des experts, dans une atmosphère conviviale : des tutoriaux et des ateliers animés par des spécialistes pour apprendre et contribuer dans la douceur de l'été.

{UDOS} propose des tutoriaux et des ateliers pour aborder par la pratique le développement de logiciel libre avec un focus sur 3 thèmes :

« {UDOS} ne se positionne pas en concurrent des RMLL qui se dérouleront cette année à Beauvais du 4 au 10 juillet » précise Renaud Zigmann, directeur de Xsalto, initiateur de {UDOS}.

Marc Hépiègne, président de l'association Oisux a ainsi déclaré : « en tant que défenseur du Libre je me réjouis qu'un événement nouveau soit organisé ». « Le foisonnement de l'Agenda du libre montre que nous avons encore besoin de rencontres consacrées au logiciel libre » ajoute Jean-Christophe Becquet, directeur d'APITUX, partenaire de l'événement.

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